Le suicide de Camélia, lycéenne du lycée Balzac à Villeparisis, est un drame qui ne peut laisser indifférent. En tant que père de famille de 4 enfants, je suis profondément attristé par ce drame qui aurait pu être évité. Les alertes de notre jeunesse, comme celles envoyées par Camélia à sa famille, ne doivent jamais être banalisées. Les souffrances exprimées par nos enfants, au sein des établissements scolaires comme dans leur vie quotidienne, nécessitent une écoute attentive et une réponse immédiate, et non une minimisation ou une mise en accusation de la victime.
Il est scandaleux que des adolescents, confrontés au harcèlement, se retrouvent désignés comme fautifs ou que leurs plaintes soient accueillies par la colère ou le déni de la part de l’autorité scolaire. Le drame de Camélia rappelle douloureusement que le suicide reste une réalité tragique de notre jeunesse, trop souvent ignorée.
Selon les chiffres les plus récents :
• En France, environ 1 500 jeunes de 15 à 24 ans se donnent la mort chaque année, soit près de 4 par jour.
• Le suicide est la deuxième cause de mortalité chez les 15-24 ans, après les accidents.
• Les études montrent des variations inquiétantes selon les régions et les années, avec une hausse constante des signalements de détresse psychologique et des comportements suicidaires chez les adolescents.
Ce drame exige une prise de conscience collective : il est urgent de mettre en place des mesures concrètes de prévention du harcèlement et de soutien psychologique dans tous les établissements scolaires, et de mettre fin à l’indifférence des pouvoirs publics face à la détresse des jeunes. Chaque alerte, chaque lettre, chaque message d’un adolescent en souffrance doit être traité avec sérieux et humanité.
Camélia, lycéenne de Villeparisis, ne doit pas être un chiffre de plus. Son drame doit devenir un appel à agir, immédiatement, pour protéger nos enfants et notre jeunesse.
Pensée pour sa famille, ses proches et ses amies. Qu’elle repose en paix.
Le 20 janvier 2026





