Les choix politiques ont des responsables.
Et le malheur infligé aux habitants des quartiers populaires n’est pas le fruit du hasard : il est le résultat de décisions assumées, soutenues et jamais condamnées par celles et ceux qui gouvernent et représentent le Parti socialiste.
À Saint-Denis comme à Pierrefitte-sur-Seine, Mathieu Hanotin et Michel Fourcade ne peuvent se défausser. Ils sont membres d’un parti qui, au niveau national, a trahi ses propres engagements sociaux, et ils n’ont jamais pris leurs distances avec ces choix. Pire : par leur silence et leur loyauté partisane, ils les ont cautionnés.
Mathieu Hanotin n’a jamais condamné les décisions du Parti socialiste ni les votes de ses députés à l’Assemblée nationale. Il les soutient donc pleinement.
Les faits sont là, incontestables :
Les socialistes avaient annoncé 20 lignes rouges. Le gouvernement les a toutes franchies. Il a même eu recours au 49.3.
Et pourtant, les députés PS ont sauvé le gouvernement de la censure à 11 reprises.
En clair : le Parti socialiste a permis l’adoption d’un budget antisocial, brutal, qui frappe de plein fouet les classes populaires, les étrangers, les étudiants, les familles modestes et les collectivités locales — donc directement nos villes.
Voici le budget que le Parti socialiste a laissé passer :
• 1,2 million de foyers privés de la prime de Noël
• Suppression de la majoration des allocations familiales au-delà de 14 ans
• 50 € à payer pour divorcer ou engager une procédure civile
• +100 € sur le timbre du titre de séjour, une taxe de plus sur les plus précaires
• Interdiction d’utiliser le CPF pour financer le permis de conduire
• 2 milliards d’euros retirés aux collectivités locales, étranglant les communes populaires
• Suppression des aides au logement pour les étudiants étrangers
Ce sont ces décisions qui aggravent la pauvreté, réduisent les services publics, étranglent les municipalités et abandonnent les habitants des quartiers populaires.
À Saint-Denis et à Pierrefitte-sur-Seine, les conséquences sont concrètes : moins de moyens pour les communes, moins d’aides pour les familles, plus de précarité pour les jeunes, plus d’obstacles pour les étrangers, plus d’injustices sociales.
On ne peut pas, d’un côté, se présenter comme défenseur des quartiers populaires, et de l’autre soutenir un parti qui vote contre leurs intérêts.
Le silence de Mathieu Hanotin et de Michel Fourcade n’est pas neutre : c’est un choix politique. Et ce choix engage leur responsabilité.
Le 4 février 2026





