La France insoumise est née d’un moment de vérité politique. Après l’échec du Front de gauche, incapable de s’élargir durablement et de répondre à la crise démocratique et sociale que traversait le pays, il fallait ouvrir un nouveau chemin. C’est dans ce contexte que Jean-Luc Mélenchon lance, le 10 février 2016, la France insoumise, comme un mouvement populaire, ouvert, ancré dans l’éducation populaire et affranchi des logiques d’appareil.
Dès l’origine, la France insoumise a fait un choix décisif : remettre la gauche de rupture au cœur des perspectives politiques. Là où certains avaient renoncé à transformer réellement la société, la France insoumise a assumé une ligne claire de rupture avec le néolibéralisme, l’austérité et l’ordre établi. Elle a redonné un horizon politique à des millions de citoyennes et de citoyens qui ne se reconnaissaient plus dans une gauche d’accompagnement.
En moins de dix ans, la France insoumise a profondément transformé le paysage politique. Elle a su construire des dynamiques unitaires inédites à gauche, en étant à l’initiative de la NUPES en 2022, puis du Nouveau Front populaire en 2024, démontrant qu’une gauche rassemblée autour d’un programme de rupture était non seulement possible, mais majoritaire dans le pays lorsqu’elle parle clair et juste.
Mais l’apport décisif de la France insoumise ne se mesure pas seulement en alliances électorales. Il se mesure aussi aux sujets qu’elle a imposés à l’agenda politique, souvent contre vents et marées, et toujours en écho direct aux réalités vécues dans les quartiers populaires.
La France insoumise a eu le courage de nommer et de combattre le racisme, l’islamophobie et les violences policières, sans détour ni calcul. Elle a porté la question de la représentativité politique des classes populaires et des héritières et héritiers de l’immigration, trop longtemps absents ou invisibilisés dans les lieux de pouvoir. Elle a articulé ces combats avec une exigence écologique radicale, convaincue que la justice sociale et la justice climatique sont indissociables.
Elle a également inscrit son combat dans une lecture géopolitique claire et assumée, fondée sur un soutien indéfectible aux peuples opprimés et aux victimes de crimes de masse et de génocides, en Palestine, au Congo, au Soudan, et partout où les logiques impérialistes, coloniales et prédatrices détruisent des vies humaines. Fidèle à son internationalisme, la France insoumise défend une ligne résolument antifasciste et anti-impérialiste, portée par une approche profondément humaniste, qui place la dignité humaine, le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et la solidarité internationale au cœur de l’engagement politique.
Cette orientation est indissociable de ce que nous considérons comme la mère de toutes les luttes : le combat contre l’extrême droite, en France comme en Europe. Face à la montée des idéologies réactionnaires, racistes et autoritaires, la France insoumise oppose un projet de société fondé sur l’égalité, la justice sociale, la démocratie et l’écologie.
Ce combat se traduit concrètement par l’excellent travail des député·es insoumis·es à l’Assemblée nationale, mais aussi au Parlement européen, où ils et elles portent une opposition ferme aux politiques libérales et aux dérives autoritaires. Il se décline également au sein de la Région Île-de-France, dans les différents départements, et enfin dans les communes, où les militant·es et les élu·es insoumis·es agissent au plus près des populations.
Les élections municipales à venir constituent désormais un enjeu stratégique majeur. Elles doivent permettre de renforcer plus que jamais l’ancrage territorial du mouvement, d’élargir sa base populaire et de construire un rapport de force durable. Cet enracinement local est une condition indispensable pour préparer les élections présidentielles de 2027, qui doivent marquer un nouveau départ pour une gauche de rupture, sociale, démocratique et écologique à l’échelle nationale.
Elle a enfin remis au cœur du débat démocratique la nécessité d’une VIᵉ République, pour en finir avec la monarchie présidentielle et redonner le pouvoir au peuple. Elle a fait de l’éducation populaire non pas un slogan, mais une méthode politique : former, politiser, émanciper, permettre à chacune et chacun de devenir acteur de la transformation sociale.
C’est pour toutes ces raisons que, alors que je n’avais jamais été dans une formation politique, j’ai rejoint la France insoumise dès 2017. J’y ai trouvé un espace de cohérence entre mes convictions et l’action, entre les luttes de terrain et un projet politique national.
Depuis, je milite pleinement au sein du mouvement : chef de file de la France insoumise à Saint-Denis, co-délégué au livret Sport, et co-délégué aux relations unitaires de la France insoumise en Seine-Saint-Denis.
Dix ans après sa création, la France insoumise demeure fidèle à sa raison d’être : organiser l’espoir, structurer la colère et transformer la société. L’insoumission n’est pas un héritage figé. C’est un engagement vivant, collectif, tourné vers l’avenir.
Le 10 février 2026





