Le samedi 14 février, la municipalité de Saint-Denis prévoit d’inaugurer le nouveau Parc Marcel Cachin. Mais il semble que son nom soit menacé, devant les réponses imprécises et tendancieuses de l’actuelle majorité et de son maire socialiste, Mathieu Hanotin, qui fait de la non-concertation une spécialité.
Nous apportons notre soutien plein et entier à l’appel lancé par l’Amicale des Bretons de Saint-Denis demandant à la municipalité de renoncer à ce projet.
Marcel Cachin n’est pas seulement une figure nationale ; il est une part vivante de l’histoire de Saint-Denis. Breton d’origine, parlementaire engagé, directeur du journal L’Humanité pendant quarante ans, il a marqué durablement la vie politique française. La ville de Saint-Denis l’a reconnu citoyen d’honneur en 1958, témoignant de son attachement et de son engagement.
Son rôle fut déterminant dans l’un des moments les plus sombres de notre histoire. Marcel Cachin a été un acteur majeur du combat contre le fascisme, notamment face à Jacques Doriot, ancien dirigeant communiste devenu chef du Parti populaire français, qui choisit la collaboration et s’engagea aux côtés de l’Allemagne nazie. Dans ces années de péril, Cachin incarna une opposition résolue aux dérives fascistes et à la trahison des idéaux républicains. Son engagement contre le nazisme et la collaboration constitue un héritage moral et politique dont Saint-Denis peut être fière.
Son nom s’inscrit dans la continuité des grandes figures qui ont façonné l’identité dionysienne : Marcelin Berthelot, Auguste Gillot, Patrick Braouezec, Didier Paillard. Tous ont contribué à faire de Saint-Denis une ville populaire, engagée et fidèle à ses valeurs de solidarité, de justice et de résistance.
Nommer un lieu n’est jamais anodin : cela porte un poids symbolique considérable et reflète l’histoire d’une ville. Effacer le nom de Marcel Cachin serait un geste lourd de sens, qui ferait disparaître une part importante de notre mémoire collective. Il ne s’agit pas de hiérarchiser ou d’opposer les mémoires : bien sûr, Madeleine Riffaud mérite elle aussi d’être honorée dans notre commune, mais cela ne doit en aucun cas se faire au détriment de Marcel Cachin.
Changer le nom du parc reviendrait à affaiblir un repère historique et symbolique fort. Les noms des lieux publics ne sont pas neutres : ils transmettent une mémoire et des valeurs. Celui de Marcel Cachin rappelle le combat contre le fascisme, l’attachement à la justice sociale et la fidélité aux idéaux républicains.
Nous demandons solennellement à la municipalité de revenir sur sa décision. Préserver le nom du Parc Marcel Cachin, c’est honorer une mémoire de résistance et affirmer que Saint-Denis reste fidèle à son histoire et à ses valeurs.
Bally BAGAYOKO
Chef de file de La France Insoumise Saint-Denis
Tête de liste pour les élections municipales mars 2026
Liste : Ensemble Retrouvons l’ESPOIR !
Le 11 février 2026





