J’ai appris par voie de presse les faits de violence survenus ce lundi, ainsi que les menaces de mort proférées, notamment contre les soutiens de la France Insoumise et à mon encontre, par un individu muni d’une arme.
Je prends ces faits très au sérieux et je regrette de ne pas avoir été averti par les services de l’État.
Cet événement est la conséquence des déferlements d’attaques racistes, d’injures et de menaces dont je suis, avec la France insoumise, quotidiennement la cible. Ces attaques participent à installer, au fil du temps, un climat où la violence verbale, l’intimidation et la haine tendent à se banaliser — notamment lorsqu’un trait d’égalité est posé entre un parti politique de gauche et le RN, d’extrême droite.
Cette banalisation n’est jamais sans conséquence. Elle contribue à rendre acceptables des comportements qui ne devraient jamais l’être et crée un environnement dans lequel les passages à l’acte peuvent plus facilement survenir. Il est urgent d’y mettre un terme.
Je m’interroge par ailleurs sur le silence de l’État, des ministres, des élus et des médias face à cet épisode. Je ne peux m’empêcher de penser que si des menaces de mort de cette nature avaient visé d’autres élus, le traitement en aurait sans doute été bien différent.
Cet acte ne m’éloignera en rien de mes missions. Je tiens à remercier toutes celles et tous ceux qui m’ont témoigné leur soutien au cours des dernières heures. J’appelle les services de l’État et l’ensemble des acteurs concernés à établir toutes les responsabilités et à faire toute la lumière sur cette affaire.


