Révolution Permanente : quand la vérité dérange, la démocratie doit résister

La menace brandie par le Rassemblement national contre Révolution Permanente ne peut être considérée comme une banale querelle politique. Elle pose une question essentielle : jusqu’où sommes-nous prêts à accepter que des forces politiques demandent à l’État de faire taire celles et ceux dont les idées les dérangent ?

Une démocratie ne se résume pas au fait de déposer un bulletin dans une urne. Elle repose aussi sur la possibilité de s’exprimer, de se réunir, de s’organiser et de défendre des positions contestataires, y compris lorsqu’elles sont radicales ou profondément opposées à l’ordre établi.

Depuis plusieurs années, le recours croissant aux mesures administratives contre des organisations et des mobilisations a contribué à déplacer dangereusement les limites de ce qui peut être considéré comme acceptable dans une société démocratique. Les pouvoirs publics ont progressivement disposé d’outils toujours plus larges pour restreindre l’action collective et encadrer les oppositions.

Ce précédent devrait tous nous alerter.

On peut être en désaccord avec Révolution Permanente. On peut combattre ses orientations, réfuter ses arguments et dénoncer ses méthodes. Mais une divergence politique ne devrait jamais suffire à justifier que l’on cherche à empêcher une organisation d’exister.

Le véritable test d’une démocratie est justement sa capacité à tolérer la contradiction, la contestation et les voix minoritaires. Les libertés ne peuvent pas être défendues uniquement lorsqu’elles bénéficient à ceux avec lesquels nous sommes d’accord.

C’est pourquoi il est nécessaire de prendre clairement position contre cette menace et de rappeler une évidence : les désaccords politiques se règlent par la confrontation des idées, pas par la mise au ban des organisations.

J’exprime donc toute ma solidarité à Révolution Permanente et à celles et ceux qui, dans ce contexte, défendent leur droit à s’exprimer, à s’organiser et à participer au débat public.

Parce qu’accepter que l’on fasse taire certains aujourd’hui, au prétexte que leurs idées dérangent, revient à fragiliser les garanties dont chacun peut avoir besoin demain.

La démocratie a besoin de désaccords. Elle a besoin de contestation. Elle a besoin de pluralisme.

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#AlloBally n°6 – 18 septembre 2026

Les questions posées dans ce live : 00:01 : Introduction du Maire 5:30 : Comment on fait pour récupérer son vélo ? 6:20 : Est-ce que c’est vrai qu’on a