Cette semaine, j’étais devant les lycées de notre ville, aux côtés des jeunes. Ils demandent des moyens et le droit d’apprendre dignement. Leurs revendications sont légitimes.
Et ils subissent des violences dont personne ne parle :
– l’abandon d’un État qui n’investit pas dans leur avenir : classes surchargées, enseignants absents, établissements dégradés ;
– le mépris de responsables politiques qui ne leur répondent jamais ;
– la répression lorsqu’ils le dénoncent, que j’ai constatée moi-même.
Notre responsabilité, c’est de stopper l’escalade. Comme maire, je serai à leurs côtés pour que leurs mobilisations restent sûres et que leur voix soit entendue.
Je refuse qu’on vise les élus qui soutiennent les lycéens sur la base d’un récit mensonger.
J’interpelle le ministre de l’Intérieur, le Premier ministre, le ministre de l’Éducation nationale et la présidente de la Région : que l’appel à la désescalade parte d’abord de vous.
Ceux qui s’indignent d’une demi-phrase se taisent sur l’essentiel. Que répondez-vous sur Parcoursup ? Sur les conditions d’apprentissage ? Sur l’état des lycées ?
Ces jeunes ne demandent pas qu’on parle à leur place. Ils demandent qu’on les écoute et qu’on leur réponde.


