Le conseil municipal de Saint-Denis–Pierrefitte a vécu un moment historique : le tout premier Quart d’heure citoyen.

Pour la première fois, les collectifs et les habitants qui font vivre notre ville ont pris la parole au cœur même de l’instance délibérative, pour interpeller directement l’exécutif municipal. C’était un engagement de campagne. Nous l’avons tenu.

Et nous ne l’avons pas fait à moitié. Les questions retenues n’étaient pas des questions de complaisance : elles étaient exigeantes, parfois critiques envers notre majorité. C’est un choix assumé. Le conseil municipal n’est ni une chambre d’enregistrement ni un théâtre réservé aux élus : c’est le moment où l’exécutif rend des comptes à la population qui l’a mandaté. Une démocratie qui aplanit les désaccords pour préserver une fausse harmonie n’est plus qu’une façade. Je préfère le débat vif à l’unanimité de façade, la sincérité au consensus mou.

Ce même conseil a approuvé la charte de fonctionnement des Conseils de quartier, lancés mercredi soir devant une salle des mariages pleine à craquer. À ceux qui répètent que le peuple se désintéresse de la politique, cette soirée a apporté un démenti cinglant. Les habitants connaissent leur rue, leur immeuble, leur quartier mieux que quiconque : ce sont les experts du quotidien, et ils auront une place réelle dans les décisions qui les concernent.

Ces conseils s’inscrivent dans une véritable révolution citoyenne locale, une architecture de la participation que nous bâtissons pour que chacune et chacun trouve une porte d’entrée dans la vie démocratique :

des comités d’usagers dans nos services publics, de la cantine au centre de santé ;

des réunions publiques et des déambulations pour chaque projet urbain : plus rien ne se décidera dans le dos des habitants ;

le Conseil des jeunes, qui a fait ses preuves à Pierrefitte, étendu à Saint-Denis ;

des comités de résidents dans nos résidences seniors ;

un comité permettant aux habitantes et habitants sans papiers de participer pleinement à la vie de la cité ;

des référents handicap au sein des quartiers, qui mettront leur expertise au service du territoire ;

des permanences d’élus dans tous les quartiers ;

le 1 % citoyenneté, pour soutenir l’expertise des collectifs et des associations sur les projets d’aménagement.

La démocratie n’est pas un état de fait : elle se construit au quotidien, et pas seulement dans les urnes tous les six ans. La démocratie permanente, c’est maintenant, et c’est avec vous.

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