Retour en images sur l’hommage rendu à Pengo à Saint-Denis–Pierrefitte-sur-Seine.

Plus de 1 000 personnes se sont réunies autour de la famille de Pengo Bossio Wangi, 26 ans, pour lui rendre hommage et exprimer leur solidarité face à ce drame.

Parmi les nombreuses personnalités présentes figuraient notamment les députés Éric Coquerel, Stéphane Peu et Sébastien Delogu, les maires Sofienne Karoumi, maire d’Aubervilliers, et Aly Diouara, maire de La Courneuve, ainsi que le sénateur Fabien Gay. À leurs côtés étaient présents des élus locaux, départementaux et régionaux, des maires de différentes villes, des représentants des cultes, du monde sportif et culturel, des défenseurs des droits humains et de nombreux citoyens mobilisés.

Un immense merci à toutes celles et tous ceux qui ont fait le déplacement, ainsi qu’à celles et ceux qui, empêchés, étaient présents par la pensée et le cœur. Votre présence et votre solidarité témoignent de notre attachement à la fraternité, à l’égalité et à la dignité humaine.

Moment particulièrement symbolique, l’hymne national a retenti et le drapeau français a été levé, réaffirmant notre attachement aux valeurs de la République : Liberté, Égalité, Fraternité. Un geste fort pour rappeler, en toutes circonstances, que Pengo est des nôtres : un enfant de France, fier de l’être, dont la mémoire et la dignité appartiennent pleinement à notre histoire commune.

Nos pensées vont également à toutes les personnes blessées lors de cette tragédie. Nous leur adressons tout notre soutien et leur souhaitons un prompt rétablissement. Nous n’oublions ni leurs proches ni les habitants profondément marqués par ces événements.

Face à cet attentat à caractère raciste, xénophobe, islamophobe et négrophobe, nous exigeons que toute la lumière soit faite. Nous voulons la justice et la vérité, accompagnées de sanctions à la hauteur de la gravité des actes commis, dans le respect de l’État de droit.

Nous devons également regarder en face le rôle de certains médias qui diffusent la haine, banalisent le racisme et la xénophobie et servent de relais aux idées de l’extrême droite. Lorsque des discours transforment des populations entières en boucs émissaires, ils contribuent à installer un climat dangereux. Les mots ne sont pas toujours sans conséquences : la doctrine de la haine peut nourrir le passage à l’acte et tuer.

Les médias qui enfreignent la loi en diffusant des discours de haine doivent être sanctionnés par les autorités compétentes, jusqu’à la suspension ou au retrait de leur autorisation de diffusion lorsque la loi le permet. Les partis, groupuscules et organisations qui propagent des idéologies racistes et incitent à la violence doivent, eux aussi, répondre de leurs actes. Lorsque les conditions légales sont réunies, leur dissolution doit être engagée.

La liberté d’expression ne saurait devenir un permis de haïr, de discriminer ou d’appeler à la violence. Nous refusons que le racisme devienne ordinaire, que la haine soit un fonds de commerce médiatique ou un instrument politique, et que les victimes soient condamnées au silence.

Au-delà de la douleur et du recueillement, nous avons réaffirmé notre détermination à combattre toutes les formes de racisme, les discriminations et les violences qui menacent notre vivre-ensemble.

Honorer Pengo, c’est refuser la banalisation du racisme. C’est défendre une République fidèle à ses principes, où chacune et chacun peut vivre librement, sans peur ni discrimination.

Pour Pengo, pour sa famille, pour les blessés et pour toutes les victimes du racisme, restons unis et déterminés.

Justice et vérité pour Pengo. La dignité pour toutes et tous. Face à la haine, notre réponse sera la solidarité, l’égalité et un engagement antiraciste sans relâche.

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