« Chasse aux sorcières » anti-syndicats……..en direct du Parc Marville….

« Chasse aux sorcières » anti-syndicats……..en direct du Parc Marville….

Je suis solidaire de cette mobilisation et demande la réintégration immédiate des salariés concernés. J’invite chacun et chacune d’entre vous à apporter votre soutien à cette résistance légitime. Bally BAGAYOKO

Communiqué de presse

 Avant la création de la Métropole du Grand Paris :

« Chasse aux sorcières » anti-syndicats
et « compression d’effectifs »

Que se passe-t-il en matière de gestion des ressources humaines au sein du Syndicat interdépartemental Parc des Sports (SIPS) de Paris Seine-St-Denis* en charge du financement et du fonctionnement de 50 ha d’équipements sportifs et de verdure à Bobigny, La Courneuve et St-Denis, accueillant chaque année 450 000 personnes ?

Le 16 octobre, Mathieu Hanotin, député de Seine-St-Denis et président du Conseil d’Administration du SIPS** a pris la décision de supprimer les postes de deux fonctionnaires, militants de l’UFICT CGT alors que plusieurs recrutements ont été effectués avant et après l’éviction de ces deux syndicalistes…

Le motif avancé est celui de l’économie financière mais ces « licenciements », effectifs 10 jours avant la clôture du dépôt des listes syndicales aux élections paritaires du 4 décembre 2014, empêchant les deux fonctionnaires de constituer une liste CGT, laissent penser que le motif invoqué pourrait n’être qu’un prétexte…

En effet, ces deux fonctionnaires avaient pris une part active à un mouvement de grève de 16 jours, suivi par 80 % des 68 agents du SIPS, à l’automne 2012 autour d’un « devoir d’alerte » sur l’organisation et l’efficacité du travail et de revendications très mal digérées par le Conseil d’Administration du SIPS. La CGT militait également depuis deux ans pour le lancement d’un audit des comptes. A ce jour, il n’a toujours pas été lancé et c’est donc sans analyse des comptes que ces « licenciements » ont été décidés.

En termes d’économie financière, on fait mieux !
Les deux fonctionnaires ne vont pas pointer à Pôle Emploi. Ils vont, comme le veut la règle de la Fonction publique territoriale, être déchargés de leur fonction mais payés la 1ère année par le SIPS. Coût de cette 1ère année : 150 000 euros !

Puis ils seront remis au Centre Interdépartemental de Gestion qui gère les carrières des fonctionnaires territoriaux et qui fera payer au SIPS les frais de gestion de prise en charge de ces deux fonctionnaires soit 150 % des salaires et charges.

Coût pour les 2 premières années : 300 000 euros !
Enfin, si les deux fonctionnaires ne retrouvent pas de poste, la prise en charge se poursuivra avec des participations à 100 % la 3e année puis 75 % les années suivantes jusqu’à la retraite. Coût supplémentaire : 300 000 euros !

Au total, cette suppression de poste pourrait donc coûter 750 000 euros au SIPS. Bonjour l’économie ! Une haine à l’encontre de fonctionnaires-syndicalistes qui fera supporter une addition bien lourde au SIPS.

La perte des compétences internes (1 attaché principal, chef du service des affaires générales, avec 30 ans d’expérience, ayant validé une formation de contrôleur de gestion et 1 ingénieur principal, chef du service technique, doté d’une vraie expertise) va conduire le SIPS à déléguer le travail de ces deux fonctionnaires à des mandataires privés dont les factures seront bien plus lourdes (assistant à maîtrise d’ouvrage réclamant 8 à 10 % des montants des travaux envisagés) que les salaires versés jusqu’ici à l’image des 52 000 euros demandés pour une assistance à maîtrise d’ouvrage en prévision d’un tir à l’arc et d’une voie verte et BMX.

Que penser des méthodes du député Hanotin ?
S’agit-il d’une pratique de discrimination syndicale ?

En se faisant le pourfendeur de syndicalistes, est-il bien le frondeur qu’il prétend être ? Ses pratiques augurent-elles de nouvelles méthodes de gestion pour les centaines de structures devant intégrer la future Métropole du Grand Paris ? Ces pratiques se généraliseront-elles ? Serviront-elles de modèle de fonctionnement à la future Fonction publique territoriale ?

Face à ces menaces, les deux cadres ont saisi le Tribunal Administratif de Montreuil et un Comité de soutien pour leur réintégration immédiate s’est formé. Ce dernier a interpelé via une lettre ouverte, les candidats aux élections départementales en Seine-Saint-Denis susceptibles de siéger au futur CA du SIPS.

L’Île-de-France manque d’équipements sportifs. Ne mettons pas en danger la pratique de 450 000 sportifs par des décisions hasardeuses.

Contact presse :
Georges Abdel Sayed
06 13 33 52 97
georges.abdelsayed@orange.fr

ou à l’adresse du Comité de soutien :
comite.sips@laposte.net

COMITE DE SOUTIEN POUR LA REINTEGRATION IMMEDIATE DE DEUX CADRES FONCTIONNAIRES SYNDICALISTES CGT DU SIPS

Premiers soutiens :

Eliane Assassi sénatrice,Marie-George Buffet députée, Gilles Bijaoui syndicaliste au SIPS, Bally BAGAYOKO Maire Adjoint Saint-Denis, Baptiste Talbot secrétaire national de la Fédération CGT des Services Publics, Michèle Kauffer secrétaire nationale de l’UFICT CGT des Services Publics, Hervé Ossant secrétaire de l’UD CGT 93, Denis Vinchent coordinateur CGT Ile de France des Services Publics, Azzedine Taibi et Abdel Sadi conseillers de Seine-Saint-Denis, administrateurs du SIPS, Sergio Tinti, conseiller de Paris, administrateur du SIPS, Gérard Filoche, retraité, Danielle Simonnet , conseillère de Paris, Clémentine Autain, candidate Ensemble en Seine-Saint-Denis, Dominique Berrou, coordinateur CGT CSD93 des Services Publics, Les candidats PCF, Parti de Gauche, Ensemble et EELV des listes FDG aux élections départementales du 93

www.spterritoriaux.cgt.fr

 

 

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