[# Contre les violences, l’unité et la dignité de nos populations et de notre jeunesse sont les ressources ultimes. Bally Bagayoko]

 

Communiqué depuis Saint-Denis 1er décembre 2017

A Saint-Denis, mardi 28 novembre, des membres de La France Insoumise avaient proposé aux habitant-e-s, salarié-e-s, ainsi qu’aux syndicats, associations, partis, collectifs, élu-e-s, une première rencontre avec la volonté de mettre en commun leurs réflexions sur la recrudescence d’agressions et d’actes de violence dans la ville.

Des membres de plusieurs associations et collectifs, « Debout contre les trafics », « Collectif d’habitant-e-s SFC et environs », la CNL, « La vie ensemble pas la loi du plus fort, « Touche pas à ma ZEP », des actrices et acteurs de la vie politique et sociale, des élu-e-s, se sont retrouvé-e-s et ont partagé leurs analyses.

Ce qui les conduit à dire : Ces violences ne sont pas nouvelles, nous ne les découvrons pas, nous les combattons depuis des années, sous toutes leurs formes.

Les violences qui sont imposées aux habitant-e-s de nos quartiers et privent de perspectives nos enfants est insupportable. Elle trouve son origine dans la violence sociale que nous subissons. Elle pousse à la marge de la société les plus fragiles et plus démuni-e-s d’entre nous, empêche nos enfants de se construire dans la dignité et le respect. Tout cela alors que la politique nationale suivie oblige des associations à mettre la clé sous la porte, appauvrit les services publics, rabote toujours plus les budgets des villes…

Ici la République recule de par les choix des gouvernements successifs, et ce sont les logiques mafieuses qui s’infiltrent dramatiquement dans notre quotidien.

Respect et dignité doivent prévaloir sur la loi du plus fort !

Toutes les bonnes énergies doivent se rassembler pour lutter efficacement contre les violences et les trafics qui pourrissent la vie des habitants au quotidien depuis trop longtemps, en s’appuyant sur les actions et les mobilisations déjà menées dans certains quartiers. Les citoyen-ne-s ont des capacités d’initiatives qu’il faut renforcer, accompagner dans la durée et aider à s’étendre sur toute la ville ; tout en organisant à l’échelle de la ville, selon une fréquence à définir, des moments d’échange et de réflexion communs sous forme d’assises, de colloques, etc…

Les participant-e-s ont décidé de favoriser la convergence de celles et ceux qui veulent se parler, travailler ensemble, se coordonner.

Ils/elles ont décidé de dire aux forces organisées et aux élu-e-s, que citoyen-ne-s, collectifs, associations, devrons prendre en charge ces problèmes eux-mêmes et, qu’au-delà des prises de positions, il nous faut agir ensemble.

Une nouvelle réunion est prévue en janvier.