“Depuis les attentats, un certain nombre de villes, dont la Seine Saint-Denis, sont désignées à la vindicte publique comme étant les terreaux de l’islamisme radical et les recruteurs de DAESH”….

“Depuis les attentats, un certain nombre de villes, dont la Seine Saint-Denis, sont désignées à la vindicte publique comme étant les terreaux de l’islamisme radical et les recruteurs de DAESH”….

La véritable urgence pour notre territoire

Le comble étant sans doute les campagnes calomnieuses montées contre Saint-Denis par Marianne et, notamment, Le Figaro Magazine du Samedi 21 mai 2016 avec l’ « enquête » de Nadjet Cherigui sur la ville renommée pour l’occasion « Molenbeek-sur-Seine ». La réponse des citoyen-ne-s et de d’élu-e-s a d’ailleurs été cinglante ; nombreux –dont celles et ceux « d’une nationalité disparue » (voir ci-dessous les propos de M. Chevènement)- ont répondu à cette enquête fallacieuse par une pétition et une réunion publique.

Les responsables politiques ne sont en reste. Ainsi M. Chevènement en déclarant « les processus d’intégration n’est plus possible puisqu’il y a à Saint-Denis par exemple 135 nationalités mais il y en une qui a quasiment disparu » !

75 % de la population dionysienne est française. Ce propos raciste d’un ancien ministre nous interroge sur sa légitimité à être président de la fondation de l’Islam de France.

Les vrais problèmes sont à chercher par exemple dans le dernier rapport du Secours Catholique qui dit « … La fracture territoriale en île de France s’aggrave. La pauvreté s’accentue en intensité et en nombre de personnes. Et ce, dans les lieux qui sont déjà les plus pauvres… il y a une insuffisance de logements réellement accessibles aux personnes en situation de pauvreté, mais aussi et surtout dans leur seule concentration dans certains communes ou certains quartier de l’île de France… ».

Des propositions sont faites par certains élus et la société civile qui attendent des résultats tangibles su schéma régional de l’habitat et de l’hébergement avec la prise en compte de logements sociaux pour les plus pauvres, l’accueil des réfugier et aussi des roms. Ce sont les territoires les plus pauvres du 93, du nord de Paris, et de certaines zones du 91 qui « accueillent » de manière indigne et largement insuffisante des bidonvilles. L’apartheid social dénoncé par M. Valls s’est donc aggravé.

La rupture annoncée soit se concrétiser par des moyens supplémentaires et la réhabilitation de sa toute sa population y compris les roms et les musulmans qui sont en première ligne de la discrimination. C’est un cri d’alarme : l’état et ses représentants doivent prendre leurs responsabilités face au véritable problème que constitue le racisme institutionnel concrétisé par la pauvreté des villes qui accueillent le plus d’étrangers et dont les enfants subissent le plafond de verre des inégalités.

Ces inégalités passent par la réhabilitation des services publics : santé, écoles, poste et une police de proximité respectueuse de sa population ; l’agression d’un professeur de la Sorbonne réagissant à un contrôle au faciès à la gare de Saint-Denis illustre le niveau de violences subies par la population et qui peuvent par retour réagir par un surcroît de violence. C’est dans ce sens que nous exigeons que la demande du conseil municipal de Saint-Denis, qui a souhaité que notre territoire soit zone d’expérimentation du contrôle au faciès, soit mis en place.

 

Saint-Denis, le 11 octobre 2016

 

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