[#Election municipale Saint-Denis ! Le premier partit n’est pas le premier de cordé pour le rassemblement ! Bally BAGAYOKO]

Extrait d’un article du Journal de Saint-Denis dont l’intégralité est en fichier attaché.

Lien : https://www.lejsd.com/content/ils-tournent-autour-de-lurne

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Ils connaissent (presque) leur tête de liste

C’est la question que tout le monde se pose depuis des mois : La France insoumise (LFI) présentera-t-elle une liste face au maire sortant PCF en mars prochain ? Sauf très improbable retournement de situation, la réponse semble devoir être oui. « LFI est une force politique qui a fortement émergé sur le département, rappelle ainsi Éric Coquerel, député de la 1re circonscription. J’imagine mal qu’on fasse comme si tout cela n’avait pas existé. Nous avons donc vocation à peser sur les municipales. Maintenant, tout dépendra des forces de LFI localement et des personnalités à qui on a affaire. »

Et à Saint-Denis les insoumis se sentent forts. À l’instar de leur chef de file Bally Bagayoko qui cache de moins en moins sa déception vis-à-vis de ses partenaires de la majorité. « Il y a eu beaucoup de précipitations dans l’annonce de la candidature de Laurent Russier. Pour moi, il s’agit d’une erreur politique sur la méthode. Nous n’avons jamais eu de discussion en amont avec le maire candidat au sein de la majorité. Il n’est donc pas dans un esprit de rassemblement. Stéphane Peu (PCF), député élu avec le soutien de la France insoumise, et Patrick Braouezec (PCF), président de Plaine Commune, se sont rangés immédiatement derrière le maire sortant. C’est un autre mauvais signe pour le rassemblement […] Le PCF voit  Saint-Denis comme sa propriété. Cette attitude n’est pas à la mesure de ce qu’attend la population. Leur notion du rassemblement c’est l’entre-nous. Ce qui s’est passé le 8 février ne laisse pas indifférent. Il y a de l’inquiétude dans le personnel communal et dans le monde associatif, face à l’injonction faite à prendre position. » ….« Partir le premier ne suffit pas pour être le premier de cordé pour le rassemblement. Je suis attristé de constater ce spectacle” renchérit-il. »

Le maire adjoint aux sports et à l’emploi insertion, qui refuse de considérer le PCF comme un adversaire politique, ne souhaite tout simplement plus, à 46 ans, continuer à regarder passer les trains. « On ne peut pas imaginer que le courant représenté par les Insoumis ne soit pas aux avant-postes lors des prochaines municipales. LFI a les ingrédients pour prétendre tirer une liste rassemblant l’ensemble des forces autour d’un projet puissant. Personnellement, je suis disponible pour être tête de liste. Je ne peux pas détourner la tête quand les responsabilités m’appellent », dit Bally Bagayoko. Quid dès lors du risque d’émiettement à gauche et de la dernière année de mandat ? « Je ne suis pas le diviseur. Au contraire, j’ai le sentiment d’être toujours le seul inquiet vis-à-vis du risque de division. Nous avons déjà fait la démonstration de notre attachement au rassemblement lors des précédentes élections […] Pour le reste, en tant que sportif je n’ai jamais quitté mon équipe même dans une situation difficile. Démissionner serait une posture politicienne. Avoir des désaccords c’est normal. Rechercher à construire des réponses utiles aux habitants et agents de la fonction publique reste mon ambition »

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