Bally Bagayoko - LFI - Saint Denis - Pierrefitte - Plaine Commune

Fête du personnel à Plaine Commune : quand la communication institutionnelle masque une crise profonde !

La tenue de la fête du personnel de Plaine Commune, dans le contexte actuel, interroge et indigne. Présentée comme un moment de reconnaissance, elle apparaît pour de nombreux·ses agent·es comme une vitrine hors-sol, en total décalage avec la réalité vécue sur le terrain. Car la crise que traverse Plaine Commune n’est ni ponctuelle ni sectorielle : elle est profonde, structurelle et généralisée.

De nombreuses directions essentielles sont aujourd’hui en grande difficulté.
La propreté et la voirie, en tension permanente faute d’effectifs et de moyens, ont pourtant démontré leur rôle indispensable lors des récentes intempéries liées à la vague de neige. La mobilisation a été totale pour assurer la sécurité et la continuité du service public, souvent avec du matériel manquant, vétuste ou inadapté, exposant les agent·es à des risques accrus et révélant l’insuffisance criante des moyens alloués.

Les ressources humaines, elles-mêmes en crise, peinent à répondre aux situations individuelles et incarnent une gestion des carrières chaotique et opaque.
Les médiathèques voient leurs missions fragilisées par le manque de personnel et la dégradation continue des conditions de travail.

L’emploi, l’insertion et la formation, pourtant cruciaux sur un territoire populaire comme le nôtre, sont affaiblis par des choix budgétaires restrictifs.

Partout, le même constat s’impose : effectifs insuffisants, absence de remplacements, désorganisation des services, surcharge de travail et pression constante sur les agent·es. Le résultat est sans appel : une hausse inquiétante des arrêts maladie, des accidents du travail et un mal-être professionnel devenu chronique.

Dans ce contexte, parler de « fête » sonne creux. Plusieurs salarié·es ont fait le choix de ne pas y participer, refusant de cautionner une politique de ressources humaines marquée par l’austérité, l’absence de reconnaissance et, trop souvent, par un clientélisme qui mine la confiance collective. Les parcours professionnels sont bloqués, les mobilités subies, les promotions incomprises, et le sentiment d’injustice se généralise.

Le dialogue social est aujourd’hui largement inexistant. Les organisations syndicales alertent, proposent et dénoncent depuis des années, sans être réellement entendues. Les instances sont vidées de leur substance, les décisions déjà actées, et la parole des agent·es reléguée au second plan. Ce mépris du dialogue social n’est pas une dérive : c’est un choix politique.

La responsabilité de cette situation incombe clairement à la majorité socialiste qui dirige Plaine Commune, et à son président, Mathieu Hanotin, également maire de la commune nouvelle de Saint-Denis. Derrière des discours progressistes et des mises en scène institutionnelles, la réalité est celle d’une gestion austéritaire, autoritaire et déconnectée des besoins réels du service public et de celles et ceux qui le font vivre.

Les vœux de nouvelle année, utilisés comme une opportunité de communication et de campagne à peine dissimulée, ne trompent plus personne. Les agent·es ne sont pas dupes. Ils et elles savent reconnaître la communication quand elle remplace l’action, et les discours quand ils servent à masquer l’épuisement des équipes.

Pourtant, malgré des conditions de travail toujours plus dégradées, les agent·es de Plaine Commune continuent de faire vivre le service public communautaire. Par leur engagement, leur professionnalisme et leur sens de l’intérêt général, ils et elles en sont la véritable fierté — souvent au prix de leur santé.

Nous affirmons un soutien total et sans réserve à l’ensemble des personnels de Plaine Commune. Une autre politique est possible : une politique réellement de gauche, sociale et insoumise, qui rompe avec l’austérité, rétablisse un véritable dialogue social, garantisse des moyens humains et matériels à la hauteur des missions, mette fin au clientélisme et respecte enfin les agent·es.

Défendre le service public, ce n’est pas organiser des fêtes déconnectées du réel.
Défendre le service public, c’est respecter celles et ceux qui le font vivre.

Le 8 janvier 2026

Facebook
Twitter
LinkedIn
Email
WhatsApp
Bally Bagayoko - LFI - Saint Denis - Pierrefitte - Ville monde

Saint-Denis, ville-monde : construire ensemble notre horizon !

À Saint-Denis et à Pierrefitte, nous refusons les caricatures et les polémiques artificielles qui détournent le débat des véritables enjeux de notre territoire. Notre ville n’a jamais été celle du repli. Son histoire est faite de circulations, de métissages et de combats universels. D’abord marquée par les immigrations européennes, elle s’est enrichie au fil des décennies des apports venus d’Afrique, du Maghreb, des Caraïbes, d’Asie, du Moyen-Orient et d’Amérique latine.

LIRE L'ARTICLE »
Bally Bagayoko - LFI - Saint Denis - Pierrefitte - Nouvel an berbere

Yennayer : célébrer le renouveau, la diversité et l’espoir !

À l’occasion de Yennayer, le Nouvel An amazigh, célébré le 12 janvier,nous adressons nos vœux les plus chaleureux à l’ensemble de la communauté amazighe (berbère).Le mot Amazigh, qui signifie « hommes libres », porte une valeur universelle de dignité, de liberté et de respect, profondément ancrée dans une histoire millénaire. Cette communauté est présente historiquement et aujourd’hui encore dans de nombreux pays d’Afrique du Nord et du Sahel, notamment en

LIRE L'ARTICLE »
Bally Bagayoko - LFI - Saint Denis - Pierrefitte - Logement

Logement et copropriétés : protéger les habitants, encadrer le marché !

À Saint-Denis et à Pierrefitte-sur-Seine, parler de logement, c’est parler de la réalité sociale de nos villes. Ici, moins d’un ménage sur trois est propriétaire. À Saint-Denis, ce chiffre tombe à peine à 20 %. À titre de comparaison, l’Île-de-France compte près de 48 % de propriétaires, et la moyenne nationale dépasse 57 %. Ces chiffres révèlent une vérité simple : nos copropriétaires sont majoritairement des ménages modestes, souvent fragiles

LIRE L'ARTICLE »
Bally Bagayoko - LFI - Saint Denis - Pierrefitte - Charlie Hebdo

Charlie Hebdo : se souvenir, défendre la liberté, refuser la haine !

Il y a onze ans, la France était frappée par une attaque terroriste visant la rédaction de Charlie Hebdo, provoquant une onde de choc profonde dans tout le pays et bien au-delà de nos frontières. En ce jour de mémoire, je tiens à rendre hommage aux femmes et aux hommes qui ont perdu la vie. Les dessinateurs Cabu, Charb, Honoré, Tignous et Wolinski ont durablement marqué la satire politique, la

LIRE L'ARTICLE »
Bally Bagayoko - LFI - Saint Denis - Pierrefitte - Seniors

Donner toute leur place aux séniors dans la commune nouvelle

Depuis le 1er janvier 2025, la commune nouvelle de Saint-Denis – Pierrefitte-sur-Seine rassemble près de 150 000 habitantes et habitants, devenant l’une des villes les plus importantes d’Île-de-France. Sur ce territoire, les personnes de plus de 60 ans représentent une part significative de la population : environ 20 % à Saint-Denis et 16 % à Pierrefitte-sur-Seine, une réalité démographique qui appelle une action publique ambitieuse. Les séniors sont une force

LIRE L'ARTICLE »
Bally Bagayoko - LFI - Saint Denis - Pierrefitte - Venezuela

Trump, le Venezuela et Maduro : le piétinement du droit international au nom de la force !

Je lis les mots du président français et j’ai l’impression d’halluciner. Comme si le langage s’était vidé de son sens, comme si la diplomatie n’était plus qu’un réflexe conditionné face à la puissance américaine. La France, pays qui se réclame du droit, de la souveraineté des peuples et du multilatéralisme, s’aligne sans trembler devant la démonstration brute de la force. Qu’on ne se méprenne pas : il ne s’agit pas

LIRE L'ARTICLE »