En ce 6 décembre, nous honorons la mémoire de Malik Oussekine, dont la disparition en 1986 reste l’un des moments les plus sombres de notre histoire contemporaine.
Sa mort, dans la nuit du 5 au 6 décembre, résonne encore aujourd’hui comme un avertissement contre les dérives du pouvoir et les violences institutionnelles.
En pleine crise économique, les années 1980 voient se renforcer les logiques libérales et sécuritaires. La jeunesse populaire, les étudiants, les enfants issus de l’immigration subissent une stigmatisation croissante.
En 1986, la réforme universitaire imposée par le gouvernement déclenche un vaste mouvement social. Les étudiants se lèvent contre une vision élitiste de l’éducation, avec l’exigence que l’université reste un espace d’égalité et d’émancipation.
C’est dans cet environnement tendu — où se mêlent aspirations progressistes et crispation autoritaire — que survient la mort de Malik. Elle révèle la fragilité des libertés publiques lorsque les forces de l’ordre deviennent un outil de dissuasion politique.
Un tournant historique : de 1961 à 1986
Le 6 décembre 1986 rejoint d’autres dates tragiques comme le 17 octobre 1961, où la violence d’État s’était déjà abattue sur des innocents. Ces moments rappellent que la démocratie n’est pas un acquis mais un combat permanent, et que la dignité humaine doit rester la norme absolue, quelles que soient l’origine, la condition sociale ou la couleur de peau.
Un écho puissant aux luttes actuelles
L’héritage de Malik Oussekine n’appartient pas au passé : il éclaire le présent.
Aujourd’hui encore, en France, de nombreux mouvements dénoncent les violences d’État, les discriminations, les injustices sociales, la remise en cause des libertés publiques ou encore la précarisation de la jeunesse.
Qu’il s’agisse des mobilisations pour la justice sociale, contre les violences policières, pour la défense de l’école publique, pour les droits des travailleurs précaires ou pour une société réellement égalitaire, l’histoire de Malik nous rappelle que chaque lutte est liée à une exigence fondamentale : refuser que la peur gouverne et que l’injustice s’installe.
Une mémoire pour l’avenir
Rendre hommage à Malik Oussekine, c’est affirmer qu’une société démocratique ne peut tolérer qu’une vie soit brisée par l’arbitraire.
C’est réaffirmer l’idéal d’une gauche engagée aux côtés des opprimés, déterminée à défendre la justice, la liberté et l’égalité.
C’est rappeler que les combats d’hier nourrissent ceux d’aujourd’hui, et que chaque génération hérite de la responsabilité de ne jamais baisser la tête.
Pour Malik, pour les luttes d’hier, d’aujourd’hui et de demain, continuons d’exiger une société qui protège ses enfants et respecte sa jeunesse.
Le 6 décembre 2025

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