Le Dionysien BAGALIY DABO, Meilleur buteur du championnat d’Azerbaïdjan…..Pour sa première expérience à l’étranger…par  Maxime Barbaud

Le Dionysien BAGALIY DABO, Meilleur buteur du championnat d’Azerbaïdjan…..Pour sa première expérience à l’étranger…par Maxime Barbaud

Il est le meilleur buteur français en Europe. Après deux ans en Ligue 2 sous le maillot de Créteil, Bagaliy Dabo (28 ans) se régale avec Qabala, où il est le meilleur buteur du championnat en Azerbaïdjan avec 7 réalisations en 6 matches, et où il a pu découvrir la Ligue Europa. Point d’orgue de cette bonne série, son but marqué lors du derby contre Qarabag début octobre, l’autre grosse écurie du coin. Pour Foot Mercato, le natif de Clichy raconte son arrivée dans ce petit pays méconnu du Caucase entre langue russe, hôtel 5 étoiles, et grosse ambiance à Maribor.

Foot Mercato : Comment s’est faite votre signature à Qabala ?

Bagaliy Dabo : La situation sportive avec Créteil ne me convenait plus. On descendait en National et je ne me voyais plus resté là-bas. J’ai eu deux offres concrètes de Ligue 2 avec Clermont et Orléans et d’autres à l’étranger mais les propositions étaient moins évidentes et au final j’ai penché pour Qabala. Je voulais tenter une expérience à l’étranger puis il y avait l’attraction de l’Europa League. Ça faisait un petit challenge à relever. Je voulais faire un maximum de matches. Après je ne m’attendais pas à ce qu’on se qualifie pour la phase de poules. Puis après, on s’est dit “pourquoi pas aller jusqu’au bout”.

FM : La Ligue Europa, ce sont déjà de grands souvenirs ?

BD : Je suis très heureux de jouer ces matches-là. Les deux premiers tours (face Samtredia, club géorgien et le MTK Budapest en Hongrie, Ndlr), ça ressemblait pour moi à des matches de préparation, car je n’avais pas encore joué une seule minute. Puis je n’ai pas vraiment senti la ferveur d’un match de coupe d’Europe mais c’était assez plaisant. Quand on a rencontré le LOSC (3e tour de Ligue Europa, Ndlr), c’est là que nous avons senti le degré supplémentaire. J’étais venu pour ça. On a joué le coup à fond. La meilleure ambiance, je pense que c’était à Maribor au retour en Slovénie (en barrages, Ndlr). J’en ai vues des belles ambiances comme à Bollaert à Lens mais là, c’était quelque chose. C’était le dernier match où on devait tout donner. C’était ça passe ou ça casse puis le scénario était typique coupe d’Europe (victoire 3-1 à l’aller, défaite 1-0 au retour). J’en garde de gros souvenirs. Même par rapport à la victoire contre Lille, je me suis encore plus senti dans la compétition.

FM : Qabala, vous connaissiez ?

BD : Non, pas du tout.

FM : Comme se passe la vie au club ?

BD : On habite tous à l’hôtel. En ce moment, on est à Qabala dans un hôtel 5 étoiles. C’est assez libre, on a souvent des meetings mais les tranches horaires pour aller manger ne sont pas contraignantes. Sinon, c’est assez simple. C’est limite parfois comme si on était en stage de pré-saison mais ça dure toute l’année comme ça. À Qabala, les installations sont très bonnes. Par rapport à ce que j’ai pu connaître ailleurs, il n’y a rien à envier à des clubs de Ligue 2 voire des clubs de Ligue 1. Qarabag, c’est le club qui est en train de monter. L’an dernier, ils avaient fait les phases de poules. En gros cette année, c’était un peu la confirmation du projet qu’ils veulent mettre en place. On est le deuxième club du pays derrière Qarabag, un club qui a l’habitude d’être champion chaque année.

FM : Avec tous vos buts marqués, l’intégration dans l’équipe s’est visiblement bien passée ?

BD : On sentait, lors des premiers matches, qu’il n’y avait pas vraiment d’automatisme. En plus, à la base, je suis un milieu de terrain excentré. Mais j’essaie de faire l’attaquant et ça marche plutôt bien en ce moment (rires).

FM : Dans ce groupe où il y a beaucoup d’étrangers, arrivez-vous à communiquer facilement ?

BD : Oui, c’est assez facile en fait. Les dirigeants ont aussi pris les gens en fonction de leurs personnalités. Naturellement, il y a des liens qui se font et aussi quelques groupes qui se forment entre les joueurs locaux et les autres, mais dans l’ensemble le mélange se fait et on n’hésite pas à communiquer. On parle beaucoup en anglais, ça parle beaucoup russe aussi, les Brésiliens en portugais entre eux. Les Serbes, les Croates et les Ukrainiens arrivent à se comprendre entre eux. Moi le russe, ce n’est pas mon truc, déjà l’anglais c’est pas mal (rires).

FM : Globalement, ça joue à quel niveau en Azerbaïdjan ?

BD : C’est un mélange de Ligue 2 et de milieu-bas de tableau de Ligue 1 par rapport à certaines équipes. Souvent, la première mi-temps, le niveau est assez élevé mais en seconde période, les équipes sont souvent fatiguées et manquent de physique et d’expérience. Elles ont tendance à se désorganiser. Après, les derbys contre Qarabag c’est autre chose. C’est vraiment costaud, physiquement et techniquement.

FM : N’êtes-vous pas trop dépaysé ?

BD : Ça me fait penser à la Turquie où j’ai l’habitude d’aller. Ça ne me dépayse pas forcément même au niveau de la nourriture ou de la langue, car ici ils parlent un peu le turc, ce n’est pas très loin. C’est vrai qu’à Qabala, c’est vraiment relax. C’est entraînement et c’est tout, mais quand on est à Bakou (la capitale, Ndlr), il y a déjà plus de choses à faire. On arrive à passer notre temps libre facilement.

FM : Avez-vous l’intention de rester là-bas encore un moment ?

BD : J’ai signé deux ans. Je n’ai pas encore prévu de rentrer en France. J’aspire forcément à un peu plus haut. Pourquoi pas la Turquie ou dans d’autres pays de l’est mais la France n’est pas ma priorité. Je reste quand même ambitieux donc on verra en fonction des propositions, s’il y en a (rires).

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