Le PDG du groupe Airbus vient d’annoncer 1164 suppressions d’emplois, dont certainement des licenciements secs……par mon ami Eric Coquerel

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NON AUX SUPRESSIONS D’EMPLOIS BOURSIERS A AIRBUS…….
Le PDG du groupe Airbus vient d’annoncer 1164 suppressions d’emplois, dont certainement des licenciements secs (plus 582 dans la filiale hélicoptère). S’ajoute le regroupement du R&D du groupe à Toulouse ce qui entraînera la fermeture du site de Suresnes. Un problème économique, industriel ? Bien sûr que non : la bourse a récemment salué les commandes en Iran ou Canada du groupe aéronautique qui compte 1000 milliards de commande, pour sa seule branche aviation civile, pour les années à venir.
Alors ? Tom Enders ne s’en cache pas, il s’agit d’assurer encore plus de bénéfices aux actionnaires même si la capacité en recherche et développement du groupe doit en pâtir. Depuis sa privatisation en 2000, la réduction de la part de l’État et la suppression de sa direction bicéphale fin 2000, Airbus illustre bien cette politique stupide qui veut soumettre une industrie dont l’intérêt stratégique n’échappera à personne au court-termisme du marché et de la rente. Que dit le gouvernement actionnaire quand même encore à hauteur de 10 % ?  Le secrétaire d’État Christophe Sirugue a tranché dans le vif : il ne sera « ni spectateur, ni intervenant direct ».
On a compris, il ne fera rien. Le groupe a, lui, par contre, enregistré évidemment toutes les aides de l’État possibles en matière de CICE et Crédit impôt recherche. Au service donc d’une politique de réduction des effectifs et de ses capacités de recherche. Je suis venu dire ce jeudi matin aux syndicalistes et salariés de Suresnes toute la solidarité du PG. Et rappeler également les mesures du programme l’Avenir en Commun de Jean-Luc Mélenchon et la France Insoumise en la matière :  la nécessité d’une interdiction des licenciements et suppressions d’emplois boursiers, d’un protectionnisme solidaire et plus globalement d’une reconquête publique d’entreprises liées à l’armement et l’aéronautique comme Airbus.
Eric Coquerel