LES GRANDES ROBES DE MON AMI ET ARTISTE LAMYNE : AU COEUR DE LA VILLE DES ROIS DE FRANCE ET DU PEUPLE METISSE…..

LES GRANDES ROBES DE MON AMI ET ARTISTE LAMYNE : AU COEUR DE LA VILLE DES ROIS DE FRANCE ET DU PEUPLE METISSE…..

Lamyne M. rend hommage à des souveraines oubliées avec des parures très originales dans la basilique de Saint- Denis Dans le chœur de la basilique de Saint- Denis, impossible de rater ces robes, hautes de 3 m, dressées vers les voûtes et les vitraux aux couleurs chatoyantes auxquelles elles semblent répondre. Ces huit silhouettes altières trônent jusque début juin dans la nécropole des rois de France, et elles rencontrent un joli succès auprès des visiteurs. Chacune de ces ( très belles) robes représente une reine ou une princesse de France, dont le gisant de pierre se trouve à quelques pas de là. Le styliste Lamyne M., 38 ans, a dessiné ses parures royales et imaginé l’allure folle de ces dames des temps jadis, en travaillant avec un historien du musée d’Art et d’Histoire de Saint- Denis.

« J’ai acheté toutes les étoffes à Saint- Denis »

Habitant de la ville, où il vit avec sa compagne – l’architecte Fiona Meadows – et leur petit garçon, il y a installé son atelier depuis dix ans. Le créateur a deux activités : il réalise et vend des pièces uniques, des vestes, redingotes assez baroques, et monte aussi des expositions artistiques de costumes « importables » , comme à l’Institut français de Fès, au Maroc, en 2012.

Dans la basilique, les reines les plus célèbres comme Marie Antoinette, Aliénor d’Aquitaine ou Catherine de Médicis font partie des « stars » qui fascinent les 160.000 visiteurs annuels, Mais pour ce projet de « grandes robes royales » , l’artiste s’est intéressé à des souveraines oubliées. Ainsi, Lamyne M. a préféré réinterpréter une robe pour Frédégonde ( 545- 597), reine mérovingienne décrite comme un monstre par son contemporain l’évêque et chroniqueur Grégoire de Tours ( elle aurait été à l’origine de plusieurs meurtres pour rester au pouvoir). Pour elle, gilet, cotte, cape longue, mais dans des matières d’aujourd’hui : jersey de coton utilisé pour les tee- shirts et gilet matelassé comme ceux des bombers, les blousons des rappeurs.

lamynem1

Les vêtements imaginés pour Jeanne de Bourbon ( 1338- 1377) tiennent aussi du mélange audacieux entre plusieurs époques : en tissu wax, avec des fibules extravagantes sur les épaules, comme en portait l’épouse de Charles V. Sur sa cape, un motif d’astre solaire, qui est un symbole amoureux en Côte d’Ivoire et une référence au nom de « Soleil du royaume » donné par le roi à Jeanne de Bourbon.

« J’ai acheté toutes les étoffes à Saint- Denis même. Elles font écho à la centaine de nationalités différentes des habitants de la ville » , explique le styliste, français d’origine camerounaise, qui précise être fasciné par « la beauté et la grandeur de la basilique » . Les modèles ont ensuite été réalisés pour une robe ( celle de Jeanne II de France, 1311- 1349) par une association de quartier de Saint-Denis – « la plus majestueuse, la plus grande, en hommage au remarquable travail de ces femmes » –, et toutes les autres par des élèves d’un lycée professionnel de Nogent- sur- Marne. « Ce projet était un objectif positif, la concrétisation de leur savoir- faire, de leurs talents. »

lamynem2

Chaque visiteur reçoit à l’entrée un dépliant présentant brièvement les huit reines mises en lumière. « Beaucoup de gens ne savent pas qui était Isabelle d’Aragon ou Constance de Castille. Avec mes robes, je permets à chacun de se réapproprier l’histoire de France. » « Les Grandes Robes royales ».

Les Grandes Robes de Lamyn

9-lamyne_m._mettant_au_point_la_robe_de_blanche_de_castille_r_abdou_diari_0

Actualités

Me suivre sur Youtube

Currently Playing

Me suivre sur Facebook

Me suivre sur Twitter

Connexion

X