Bally BAGAYOKO NOS LUTTES PAYENT POUR NOS ENFANTS !

NOS LUTTES PAYENT POUR NOS ENFANTS !

Mais les moyens restent insuffisants pour assurer l’égalité scolaire. Et maintenant, l’année scolaire sous contrôle citoyen.

Des mobilisations des parents d’élèves tout au long de l’année 2014-2015, des grèves d’enseignant-e-s, des assemblées, des occupations, le rapport du Défenseur des droits, et maintenant une rentrée sous contrôle citoyen, ont fini par déboucher sur l’application d’un principe élémentaire non respecté à la rentrée dernière à Saint-Denis : un maître/une maîtresse par classe ! Nos luttes, notre colère, nos actions collectives ont donc fini par payer.

Pourtant, c’est encore le strict minimum ! La République ne s’est pas fatiguée pour ses enfants des quartiers populaires. Dans beaucoup de classes (au moins une sur dix), nos enfants se retrouvent devant des personnels peu expérimentés – des stagiaires – voire des contractuels sans aucune formation; de nombreux AVS manquent pour accompagner les enfants en situation de handicap et, dans près d’une école sur six, les effectifs dépassent les seuils requis de 23 ou 25 élèves par classe. Enfin, les dispositifs censés apportés un soutien renforcé dans les quartiers populaires sont déficients : seulement 9 maîtres supplémentaires sur les 30 écoles classées en REP+, des équipes RASED décimées et rien sur la scolarisation des moins 3 ans. Il est clair que, craignant la révolte coordonnée des parents et des enseignant-e-s appuyés par la commune, des consignes ont été données d’utiliser les enseignant-e-s de la brigade de remplacement. Mais que se passera-t-il dans quelques jours, quelques semaines quand un-e enseignant-e tombera malade ou devra partir en formation ? Le rectorat met beaucoup d’ardeur à ne diffuser que très peu d’informations et le risque est bien qu’on ait habillé Paul en déshabillant Jacques.

Pour Ensemble Saint-Denis, le résultat de notre mobilisation et les luttes communes que nous saurons mener dans les prochaines semaines, constituent une leçon de choses. Dans nos quartiers populaires, pour faire reculer un gouvernement qui a depuis longtemps quitté le camp du progrès et de la justice sociale, il faut que toutes les forces anti-austérité – associatives, syndicales, politiques – se mobilisent, s’organisent et construisent un rapport de force pour contrer les politiques d’austérité et néolibérales du Parti Socialiste. C’est ce que vient de montrer cette rentrée sous contrôle citoyen initiée conjointement par les syndicats enseignants, les mouvements de parents d’élèves et la commune à direction Front de Gauche. Les temps ont changé. Quand l’Etat tourne le dos à ses principes élémentaires, le rôle d’une équipe municipale Front de Gauche ne peut se résumer à gérer la pénurie. Elle doit, comme pour cette rentrée, mettre ses moyens au service de la mobilisation populaire. Ce qui vaut ici pour nos enfants, doit valoir aussi pour nos malades (hôpital), pour les Dionysiens mal-logés en s’opposant aux expulsions, pour les plus fragiles à commencer par les migrants et les Rroms que ce gouvernement maltraite honteusement.

C’est notre force. C’est notre espoir.

La lutte n’est donc pas finie. Il s’agit de ne pas baisser la garde et d’amplifier encore notre mobilisation : il faut les mêmes moyens à Saint-Denis pour nos enfants que dans les quartiers les plus riches. Assez de blabla, on veut l’égalité réelle !

Ensemble Saint-Denis soutient l’idée d’un observatoire de l’égalité pour nos enfants réunissant l’ensemble des acteurs mobilisés en cette rentrée. Sa tâche serait d’alerter et d’organiser si nécessaire de nouvelles rentrées sous contrôle citoyen à chaque reprise des vacances scolaires afin de parer les mauvais coups prévisibles.

Le 2 septembre 2015.

Bally BAGAYOKO

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