[#Pour la libération des enfants prisonniers et en particulier de Ahed TAMIMI , plusieurs élus-es se mobilisent. Je suis signataire de cet appel en accord avec la convention international des droits des enfants qui comme les révolutions de L’ONU sont bafoués par l’autorité Israélienne. Pas de droit nouveau juste l’application du droit international…. Bally Bagayoko]

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Le 2 janvier 2018 était diffusé sur le réseau social facebook un appel pour la libération immédiate d’Ahed Tamimi enfant palestinienne. Le texte se terminait de la façon suivante : Et si nos députés, sénateurs se faisaient un point d’honneur d’interpeller le gouvernement sur son silence ?

Immédiatement, ce texte a été partagé des milliers de fois sur les réseaux. Plus d’une 200 de citoyens se sont reconnus dans l’esprit de cet appel large et ont rédigé cette « adresse » en direction de leurs élus.  Les auteurs ne sont pas organisés en associations, en partis, en mouvements. Ils ne se connaissent pas, pour l’immense majorité d’entre eux, ne se sont pas rencontrés, ont probablement des points de vue et des convictions différentes mais tous sont réunis autour d’une valeur fondamentale partagée et d’une conviction commune.
Aucun enfant ne peut être emprisonné pour délit d’opinion. C’est dans cet esprit qu’ils ont rédigé cet appel aux élus pour leur demander d’intervenir immédiatement pour exiger la libération d’Ahmed TAMIMI.

 

 

Lettre aux élus de la République Française

La convention internationale des droits de l’enfant indique (article 12) : Les Etats garantissent à l’enfant qui est capable de discernement le droit d’exprimer librement son opinion sur toute question l’intéressant, les opinions de l’enfant étant dûment prises en considération eu égard à son âge et à son degré de maturité.
La convention internationale des droits de l’enfant indique (article 13) : l’enfant a droit à la liberté d’expression. Ce droit comprend la liberté de rechercher, de recevoir et de répandre des informations et des idées de toute espèce, sans considération de frontières, sous une forme orale, écrite, imprimée ou artistique, ou par tout autre moyen du choix de l’enfant.
La convention internationale des droits de l’enfant (article 16) indique : nul enfant ne fera l’objet d’immixtions arbitraires ou illégales dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, ni d’atteintes illégales à son honneur et à sa réputation.
La convention internationale des droits de l’enfant (article 38) oblige les États signataires à prendre toutes les mesures possibles dans la pratique pour que les enfants qui sont touchés par un conflit armé bénéficient d’une protection et de soins.
Ahed Tamimi, jeune Palestinienne de 16 ans, arrêtée par des militaires israéliens, doit être immédiatement libérée.

Les chefs d’inculpation requis contre Ahed Tamimi par un tribunal militaire israélien concernent une intrusion de soldats israéliens dans la cour de sa maison à Nabi Saleh, au nord de Ramallah, village de 600 habitants le vendredi 15 décembre dernier. Depuis l’été 2008, le captage de sources d’eau du village de Nabi Saleh, au nord de Ramallah a été détourné au profit de la colonie israélienne de Halamish (1 328 habitants) établie depuis 1977 sur des terres palestiniennes privées. Depuis 2008 une marche pacifique est instaurée tous les vendredis pour dénoncer cette occupation.
Ahed Tamimi s’exprime et use de son droit, contre l’occupation de son pays, de son village et contre la violence des soldats israéliens. Elle a pris la défense de son frère cadet quand il a été saisi par un soldat d’occupation au cours de protestations contre la confiscation de terres.

Ahed Tamimi a témoigné au niveau international, en Turquie, en Afrique du Sud et au Parlement européen lors d’une conférence sur le rôle des femmes dans la résistance palestinienne, à cette occasion elle s’est entretenue avec de nombreuses personnalités.
Le combat d’ Ahed Tamimi pour le droit de sa famille et de son peuple a vivre pacifiquement sur ses terres, rejoint d’autres combats d’enfants, celui de Malala Yousafzai, qui milite pour le droit à l’éducation et résista aux talibans, celui d’Iqbal Masih, l’enfant esclave qui parcourra le monde pour faire reconnaître la dignité des enfants et qui fut assassiné.

Aucun enfant ne doit être emprisonné pour délit d’opinion.  Ahed Tamimi doit être libérée immédiatement.  La France initiatrice de la convention internationale des droits de l’enfant, la France pays de Gavroche ne peut être silencieuse. C’est pourquoi nous sollicitons votre engagement pour demander la libération immédiate et sans condition de l’enfant Palestinienne Ahed Tamimi et la libération de tous les autres enfants condamnés pour les mêmes raisons.

Collectif des élus-es pour la libération de Ahed TAMIMI et les autres enfants prisonniers.