PRÉSIDENTIELLE 2017 : JEAN LUC MELENCHON, UNE CANDIDATURE CAPABLE DE RASSEMBLER ? NOUS SOMMES NOMBREUX A LE PENSER….

PRÉSIDENTIELLE 2017 : JEAN LUC MELENCHON, UNE CANDIDATURE CAPABLE DE RASSEMBLER ? NOUS SOMMES NOMBREUX A LE PENSER….

La gauche en ruine,
l’alternative en chantier……………

 

À la fuite en avant néolibérale du pouvoir, que nous n’avons de cesse de dénoncer depuis des années, se sont ajoutés un volet répressif de plus en plus radical et une passion sécuritaire de plus en plus assumée. Les ruptures idéologiques sont déjà réalisées, les pratiques gouvernementales et les discours du Parti socialiste n’en sont que des manifestations de plus en plus crues.

 

Il existe une différence entre continuer à penser que le Parti socialiste pourrait retrouver bientôt la voie de la raison de gauche (sic) – comme si finalement, l’option social-démocrate n’avait pas épuisé son rôle historique – et considérer, comme c’est notre cas, qu’il a changé de nature, de culture et qu’il ne présentera plus qu’une différence de degré avec les forces de droite dans la gestion du système.

Si l’on choisit la seconde option, il existe deux manières de miser sur l’avenir. La première consiste à prier de manière illusoire pour un éclatement rapide du PS, pour le départ soudain de tel ou tel courant ou personnalité, et à considérer que celui-ci constituerait LE signal d’une recomposition politique accélérée capable peut-être d’empêcher l’arrivée au pouvoir de la droite radicalisée. La seconde est de penser que le délitement du PS va d’abord se poursuivre en 2017, aboutissant vraisemblablement à l’arrivée au pouvoir de cette droite radicalisée, qui aura pris le pas sur une extrême droite renforcée. Dire cela, ce n’est pas jouer la politique du pire et ce n’est pas abandonner la volonté d’un rassemblement majoritaire susceptible de gouverner ; c’est par contre se défaire des illusions d’une recomposition à court terme, qui nous font perdre du temps tout en justifiant sans le dire des concessions a priori à des partenaires fantômes. Et c’est, par des batailles sociales et politiques menées dans la clarté, développer une culture de résistance et d’alternative.

Pour envisager tout autrement ce rassemblement majoritaire, nous devrions partir de ce qui bouge dans la société. Car une autre réalité incontestable de la période, c’est que la question sociale, dont certains dans nos rangs même pensaient jusqu’à récemment qu’elle a perdu pour longtemps, est bel et bien en cours de réaffirmation. C’est la montée en puissance des résistances, celle à la loi El Khomri mais aussi celles qui s’expriment par de nombreuses mobilisations sectorielles, notamment écologistes. C’est l’irruption des aspirations alternatives et autogestionnaires, à travers le mouvement Nuit Debout. Et c’est aussi un profond ras-le-bol dans la société, une exaspération diffuse dont nous gardons l’espoir qu’elle pourrait tout emporter. Ainsi, la période est au combat « émancipation – égalité » contre « barbelés – identité », et rien est joué.

Dans une situation périlleuse mais aussi, peut-être, plus ouverte que l’on ne le croit souvent, nous devons inscrire notre action et nos décisions sur des temporalités différentes, sans confondre les enjeux.

Évoquons, d’abord, le temps long du mouvement des idées. Nous ne sommes pas encore sortis de décennies de domination des idées néolibérales. Certes, des accélérations sont possibles : les luttes peuvent contribuer à des prises de conscience rapides et profondes. Pour autant, entre l’existence d’un mouvement porteur de résistances et de mobilisations écologistes, de réseaux antilibéraux et de pensées subversives, nous sommes encore loin d’un mouvement hégémonique dans la société. Mettre en circulation, en lien et en débat des idées de rupture, dans la société, doit être au cœur de l’identité d’Ensemble !

Évoquons, ensuite, le moyen terme d’un processus de refondation d’un projet, d’une implication citoyenne modifiant les coordonnées de la vie politique et d’une recomposition organisationnelle qui chercherait à en concrétiser l’existence durable, en inventant des formes nouvelles de participation active, face aux formes traditionnelles de la politique représentative. Comme les militants d’Ensemble ! le savent pour avoir mené à une échelle modeste un tel processus, toute affaire de recomposition est complexe et le temps nécessaire est long. Il faudra des années de déconstruction et de construction pour voir émerger un espace politique recomposé porteur d’une identité forte. Un tel espace ne changera la donne que s’il ne se limite pas à recomposer des secteurs militants préexistants.

 

Évoquons, enfin, le temps relativement court des échéances de 2017. Temps court dans la mesure où c’est dès à présent que des batailles politiques ont lieu, qui peuvent ou non conduire à l’affirmation rapide d’une exigence d’alternative. Et dans la mesure où c’est maintenant que peuvent se construire les possibilités d’une dynamique neuve. Plutôt qu’un simple remake de la campagne de 2012, nous avons besoin que la campagne des présidentielles et des législatives soit d’une nature beaucoup plus autogestionnaire, débordant les cadres institués classiques. Place au peuple, dans la manière de faire de la politique aussi ! C’est une condition majeure pour être entendus par les pans entiers de la société que la politiques, dans tous ses aspects, rebute ou révulse, et les disputer à la démagogie frontiste.

C’est à dessein que nous avons évoqué ces questions de temporalité dans un ordre qui met à l’ordre du jour, tout de suite, la bataille idéologique sur la longue durée, en même temps que les enjeux de l’alternative et les prochaines échéances électorales. Il n’y a certes pas de premièrement, de deuxièmement et de troisièmement, mais il importe que nous ne confondions ni les enjeux, ni les décantations, ni les prises de risque nécessaires.

S’agissant de l’élection présidentielle, évitons, maintenant, de croire ou de faire croire à l’émergence d’une candidature « société civile » en mesure de fédérer largement. Ne portons pas l’illusion qu’un ponte sorti du PS, en alternative à François Hollande, Manuel Valls ou Emmanuel Macron, pourrait prétendre à une victoire au second tour de la présidentielle, ou qu’un tel candidat serait magiquement capable ou grâce à nous (?), de représenter tout ce que le pays compte de citoyens désireux d’une alternative. Ce n’est pas là baisser les bras, mais éviter de se mentir à nous-mêmes… L’objectif est simple : être le plus haut possible au premier tour, sans limite. Or, il existe une candidature capable de rassembler ceux qui se mobilisent et ceux qui les soutiennent, mais aussi ceux qui sont en colère, dont les convictions ne sont pas aujourd’hui arrêtées et pour qui des recompositions en vase clos seraient inaudibles. Le candidat s’appelle Jean-Luc Mélenchon.

La-France-Insoumise-3

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