PRÉSIDENTIELLE : “REPENSONS L’ÉMANCIPATION HUMAINE” par Jacques Tiberi, Jacques Victor, Paul Euzière et Patrick Braouezec…

PRÉSIDENTIELLE : “REPENSONS L’ÉMANCIPATION HUMAINE” par Jacques Tiberi, Jacques Victor, Paul Euzière et Patrick Braouezec…

“Il faut repenser l’émancipation humaine” par Jacques Tiberi, Jacques Victor et Paul Euzière Militants communistes des Alpes-Maritimes Patrick Braouezec Président de Plaine Commune….

 

Depuis le 30e congrès du PCF (le congrès de la « mutation » de Robert Hue), qui s’est tenu à Martigues, les échecs et les reculs se sont multipliés. Depuis seize ans, chaque communiste constate, malgré ses efforts, la perte des élus locaux, nationaux, celle des municipalités et de tous les points d’appui. Notre influence sur la vie syndicale, mutualiste et associative s’est réduite. De nombreux journaux et revues communistes ont disparu, tout comme les sièges de section, imprimeries, les maisons d’édition et réseaux de librairies. En conséquence, les idées et valeurs progressistes se sont effondrées et la droitisation des esprits généralisée, y compris dans les couches populaires. Le contenu du débat public s’est fortement affaibli et la confusion idéologique règne. Cette situation désastreuse découle pour partie de choix politiques nationaux et de pratiques de fonctionnement dont il faut avoir le courage de faire le bilan. Nous le disons avec gravité. Ce qui est aujourd’hui en jeu est l’existence même d’un Parti communiste en France, non pas d’un parti qui ait seulement l’étiquette communiste, mais d’un parti de rupture qui s’inscrive réellement dans le combat de classe pour changer la société et agir dans le cadre de la solidarité internationale pour un monde de paix et de progrès.

Parce que nous avons été et sommes, depuis des décennies, partie prenante de tous les grands combats qu’a menés notre parti dans les Alpes-Maritimes et ailleurs, parce que nous avons occupé ou occupons toujours des postes de responsabilité, nous voulons faire partager à tous les communistes notre inquiétude devant le risque de disparition de notre parti.

Nous souhaitons donc que tous les communistes se mêlent activement à la préparation du prochain congrès. Le Parti communiste, c’est notre bien à tous. Chaque militant est responsable de son avenir ! Il faut repenser l’émancipation humaine, par la pensée et l’action, par une lutte idéologique quotidienne, en libérant la parole pour des citoyens libres et égaux. Chaque communiste, tout en reconnaissant que la situation est rendue très complexe par les rapports de forces défavorables, peut faire le bilan des démarches incohérentes, des choix marqués à la fois par l’abandon idéologique de ce qui a fait la force du PCF depuis 1920 et par des pratiques d’alliance opportuniste avec un PS (et non pas seulement le duo Hollande-Valls) qui s’est enlisé dans un « social »-libéralisme chaque jour plus affirmé. Ces alliances sans principe et sans capacité de rassemblement réel risquent de conduire à la liquidation du Parti communiste.

Nous devons procéder à une analyse critique. Comment retrouver la voie de l’analyse concrète de la situation concrète à partir de nos fondamentaux ? Qu’ils soient de classe, nationaux et internationaux, dans nos liens aux masses qui ne doivent pas se réduire aux campagnes électorales, dans nos alliances et nos choix de rassemblement qui ne peuvent aboutir à ce que les communistes soient d’une manière ou d’une autre une variable d’ajustement des politiques néolibérales mises en œuvre par la social-démocratie, ou encore au plan de l’organisation avec le respect de la base et de l’adhérent par les dirigeants, à tous les niveaux, dans le cadre d’un fonctionnement effectivement démocratique. Ce qui implique la possibilité de vrais débats – c’est-à-dire sans tabous – sur tous les grands sujets, qu’il s’agisse de la politique économique et sociale, de l’Union européenne ou du Parti de la gauche européenne et des relations internationales. L’expérience internationale depuis 1992 le démontre sans ambiguïté : partout où les partis communistes se sont reniés et se sont transformés, c’est tout le mouvement progressiste qui a été affaibli. Nous qui sommes voisins de l’Italie savons le prix que paient chaque jour la classe ouvrière et le peuple italien pour la disparition du Parti communiste italien.

Le sens de notre appel est clair : sans Parti communiste avec un projet de société en rupture avec le capitalisme, il n’y a plus de gauche en France.

Pour plus d’information : STRATEGIE PRESIDENTIELLE

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