Si j’ai bien compris, il y aura 7 candidats à la primaire dite “ouverte” mais vachement fermée du parti socialiste, parmi eux les 4 issus du PS ont été au gouvernement Valls Hollande (Arnaud Montebourg, Vincent Peillon, Benoit Hamon et pas le moindre le premier ministre Manuel Valls), et donc sans droit d’entrée, une “wild card” (comme au Tennis dans les tournois du grand chelem) Silvia Pinel (au PRG) vient aussi du gouvernement socialiste, les deux autres “wild card” François de Rugy (pro gouvernement et actuellement à l’UDE) et Jean-Luc Bennahmias (ex Modem de Bayrou actuellement à l’UDE et pro gouvernement) constituent le pôle du centre droit et gauche des verts. Donc tous ont ou ont eu partie liée avec le gouvernement Valls-Hollande.

Les électeurs dits de gauche qui ont participé à la primaire de droite pourront s’en donner à coeur joie pour faire barrage au “moins pire” (sans y croire bien entendu car sinon ils n’auraient pas participé à la primaire de droite et selon le côté de l’arc de gauche où on se situe) sachant qu’en fait ils participent seulement au futur congrès du Parti Socialiste et à son futur leadership.

François Fillon quant à lui convainc sur une ligne très droitière un électorat lui-même très droitier (plus de 4 millions de citoyens avec un gain d’électeurs dits de gauche de l’ordre de 800 000 ) puis “semble” infléchir sur la sécurité sociale pour aller chercher un électorat beaucoup plus large vers le centre droit et j’entends dire par les porte parole de son camp qu’il s’inspirerait du “Gaullisme social” (ce qui est assez piquant me direz-vous) mais également que Margaret Thatcher serait une référence pour lui; Cherchez l’erreur.

Bref, après tout cela, il m’est difficile de ne pas croire que les primaires sont une mascarade avec pour seul argument que des millions de personnes viennent la légitimer pour des raisons bien disparates mais dont les idées à l’arrivée risquent de décevoir grandement le vote majoritaire qui s’y est réalisé. Mais une seule élection compte c’est celle des premiers et seconds tours de la présidentielle en mai prochain au suffrage universel.

Nous continuons donc la campagne sur le terrain avec la France Insoumise afin de voter et faire voter Jean-Luc Melenchon sur un programme qui sera appliqué si une majorité d’électeurs lui font confiance.

Guillaume ATTENCOURT