Bally Bagayoko - LFI - Saint Denis - Guerre

Quand le pouvoir parle de “perdre nos enfants”, ce sont toujours les mêmes qu’il envoie en première ligne !

Ces derniers jours, une phrase a choqué beaucoup de monde : le chef d’état-major des armées a expliqué qu’il faudrait accepter de « perdre nos enfants » en cas de guerre. Une phrase lourde de sens. Et surtout, une phrase qui n’est pas tombée de nulle part.

Plutôt que de désavouer ces propos, Emmanuel Macron a poursuivi dans la même direction en annonçant la mise en place d’un service militaire volontaire national, rémunéré autour de 800 euros par mois. Présenté comme une opportunité, ce projet pose en réalité de nombreuses questions.

À qui s’adresse vraiment ce “volontariat” ?

Ce ne sont pas les enfants des classes favorisées, promis aux grandes écoles, aux carrières internationales et aux postes de pouvoir, qui seront attirés par 800 euros par mois. Ce dispositif vise surtout les jeunes des quartiers populaires, celles et ceux qui galèrent à trouver un emploi stable, une formation digne, un avenir sécurisé.

Quand on manque de tout — travail, perspectives, reconnaissance — le choix n’est plus vraiment un choix. On appelle ça du volontariat, mais c’est souvent la précarité qui enrôle.

Un aveu d’échec politique
Au lieu d’investir massivement dans l’école, la formation, la santé, les services publics, l’État propose l’armée comme horizon. C’est reconnaître qu’on a échoué à offrir autre chose à une partie de la jeunesse.
Quand la seule promesse faite aux jeunes est de porter l’uniforme et de risquer leur vie, c’est que la République ne tient plus ses promesses.

Toujours les mêmes sacrifices
L’histoire nous l’a appris : dans les guerres, ce sont les enfants du peuple qui tombent, pendant que les puissants décident, négocient et s’en sortent. On parle de patriotisme, mais on ne partage ni les risques, ni les conséquences.

Refuser la banalisation de la guerre
Préparer les esprits à “perdre nos enfants”, c’est installer l’idée que la guerre serait inévitable, presque normale. Or la paix se construit par la justice sociale, la coopération, la diplomatie — pas par la militarisation de la jeunesse.

Nos quartiers ont besoin d’avenir, pas de cercueils drapés de tricolore.
Ce que demandent les classes populaires, ce n’est pas d’être envoyées au front, mais de vivre dignement : un travail, un logement, une éducation, une reconnaissance. Refuser cette logique guerrière, c’est défendre la vie, l’égalité et la solidarité.

Le 26 décembre 2025

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