RÉPONSE SUR LES INDEMNITÉS LORS DU CONSEIL MUNICIPAL du 17 décembre 2015 : LES VRAIES RAISONS ! PAS DE PLACE POUR LA MANIPULATION !

RÉPONSE SUR LES INDEMNITÉS LORS DU CONSEIL MUNICIPAL du 17 décembre 2015 : LES VRAIES RAISONS ! PAS DE PLACE POUR LA MANIPULATION !

Vous avez été destinataire pour certains d’entre vous d’une propagande portant sur la question des indemnités des élus qui a été débattue et votée jeudi 17 décembre lors du conseil municipal. Ayant observé que sur certains réseaux sociaux mon nom était jeté en pâture, je souhaite à travers les éléments qui vont suivre, clarifier certains points. Il ne s’agit pas de convaincre ceux qui ont le jugement à l’emporte-pièce mais d’apporter des éléments plus précis pour l’ensemble des habitants à que je me dois d’exprimer une information complète sur cette question et que j’ai eu l’occasion de prononcer lors du dernier conseil municipal. Il s’agit de la version longue……

Bally BAGAYOKO

Monsieur le Maire,
Mesdames et messieurs les élus permettez-moi à l’occasion du rapport portant sur la fixation des indemnités du maire et des adjoints, de revenir sur la séance du 25 juin 2015 dernier portant sur le même sujet.

La question des indemnités, des revenus, du patrimoine et tous les aspects qui entourent la fonction d’un élu est un sujet tellement sérieux qu’il ne doit souffrir d’aucun raccourci. C’est un sujet tellement sérieux que l’on doit une parfaite information aux habitants en général et notamment à l’endroit de ceux qui se trouvent confrontés à des réalités économiques contraintes et pour lesquels nous agissons collectivement par les politiques publiques que nous impulsons dans cette ville dans un contexte, il est vrai difficile.

L’ensemble de ces réalités, demande de la pédagogie, de l’explication, de la transparence et du courage politique. Qu’y a-t-il de plus transparent qu’une instance comme le conseil municipal, où l’opposition et la majorité, peuvent débattre de sujets qui intéressent l’ensemble de la population ?

Le débat que nous avons dans cette assemblée a lieu dans d’autres assemblées et il est bien normal et nécessaire que cela soit ainsi, dans une période où effectivement la défiance envers les élus est très importante dans la société. La question des indemnités peut être une des raisons mais les sondages récents montrent que cela ne suffit pas à restaurer cette confiance qu’il nous faut regagner. J’ai la faiblesse de croire, au regard de nombreux échanges, avec des habitants, que la question des indemnités peut être un sujet nécessaire, dans son aspect précision, périmètre, cadre légal, mais en aucun cas suffisant pour juger les élus.

Les propos qui vont suivre ne visent aucunement à justifier ma situation personnelle, ni à me défendre de quoi que ce soit. Ils visent clairement à indiquer mon plus profond regret des propos qui ont été tenus dans cette assemblée à l’endroit de l’ensemble des élus de cette majorité, dont je fais partie. Je ne suis pas le porte parole de cette majorité mais souhaite préciser clairement que les propos tenus sont inqualifiables et que personnellement et publiquement, je les condamne et je vais m’en expliquer dans quelques instants.

Le 25 juin 2015 à l’occasion de la présentation du rapport en question, deux prises de parole ont eu lieu. L’une de Philippe CARO Conseiller municipal délégué au logement, membre du parti communiste et faisant partie de la majorité municipale en tant que membre du Groupe Front de Gauche. L’autre de Corentin Duprey Conseiller municipal Socialiste, installé dans l’opposition à la municipalité. Il me semble important de préciser ces éléments pour comprendre la suite de mes propos et comprendre la finalité de certaines prises de position, qui vous le verrez s’éloignent très clairement de la question des indemnités.

D’abord je veux préciser que, ce dont nous discutons aujourd’hui n’est ni hors sol, ni hors cadre légal comme l’indique les articles qui encadrent les indemnités de manière très claire :

L 2121-10, L2123-20, 2123-22, du code général des collectivités territoriales.

Une précision à cette étape pour la compréhension de tous et en particulier des habitants qui ont le droit d’avoir une information complète et précise loin des mensonges qui ont été versés dans les réseaux sociaux : c’est que les montants en question avaient été provisionnés depuis 2014, justement pour permettre un ajustement des indemnités au regard des autres élus de la majorité.

Je vais désormais dérouler, les motifs fondamentaux qui ont motivé chez moi, une intervention ce soir :

D’abord celle de Philippe CARO membre du parti communiste Français, membre du groupe Front de Gauche de la majorité et conseiller délégué en charge du logement.

« Je ne vais pas voter le rapport relatif à la « modification des indemnités de fonctions des élus ».

Rappelant l’adoption d’une proposition de loi du 19 mars 2015 par les parlementaires visant à faciliter l’exercice du mandat des élus locaux, il poursuivait en exprimant ses regrets, que je peux partager :

  • le fait que le texte ne modifie par les règles établies en profondeur,
  • que la question du cumul entre un emploi et un mandat électoral, ne soit pas précisée,
  • qu’il faudrait que ces dispositions législatives trouvent leur place dans le code du travail et non dans le cadre du code général des collectivités territoriales,
  • qu’il faut un véritable statut de l’élu que nous sommes unanimes à partager ici comme ailleurs,
  • que les indemnités de fonction des élus restent une des composantes du statut de l’élu,
  • que le fossé se creusant entre une partie de la population et l’ensemble des élus, il convient d’avoir plus de transparence, de clarté, de morale pour restaurer la confiance,
  • qu’enfin les affaires des derniers mois au niveau de l’Etat auraient contribué à faire le lit des populistes et des démagogues,

Ces exigences fondamentales et élémentaires sont des luttes qui ne prennent pas leur naissance avec l’intervention singulière de Philippe CARO, mais sont des exigences depuis que la fonction d’élu existe en République et portées par de nombreux élus de gauche auxquels je m’associe, comme de droite.

A cette étape de mes propos, j’entends les questions légitimes que certains habitants se posent :

1. Pourquoi, lors de la séance du 26 juin 2014 portant sur l’adoption des mêmes indemnités des élus de ce conseil municipal, alors que la situation sociale économique, écologique, du chômage, de la pauvreté, du nombre d’allocataire du RSA, était connue, n’y a-t-il pas eu d’interventions de ce type ?
2. alors que les insuffisances des textes législatifs portant sur le statut des élus étaient aussi connues, hier comme aujourd’hui, n’y a-t-il pas eu d’interventions de ce type ?
3. que la question des cumuls entre profession et mandat était aussi connue, n’y a-t-il pas eu d’interventions de ce genre ?
4. que le niveau d’abstention élevé, que nous sommes unanimes ici à constater, était aussi connu, confirmé à nouveau lors des élections régionales dernières n’y a-t-il pas eu toute cette mise en scène que l’on observe depuis quelques jours ?

Si je reconnais que chacun est libre de s’exprimer comme il l’entend, je pense que certaine ligne ont été franchies, je m’explique avec le rappel des propos de Philippe CARO :

« Et si je suis intimement convaincu que la totalité des membres de ce conseil a le cœur à gauche (c’est même une particularité de cette assemblée !), il m’arrive parfois de me demander si quelques-uns d’entre-nous n’auraient pas aussi, un peu, le portefeuille à droite ? ».

Cette affirmation ou question mérite d’aller plus loin, pour comprendre ce qui se cache derrière ces propos :

“Qui sont ceux, celui, ou celle qui auraient le portefeuille à droite dans cette assemblée” ?

Car derrière le mot « certains » se cache la marque de l’absence de courage que de nommer un à un ceux qui auraient le cœur à gauche mais surtout ceux qui auraient le portefeuille à droite ?

Comment imaginer que ces mots puissent sortir de la bouche d’un élu de la majorité, qui lui-même indiquait ne pas vouloir participer au bal des populistes, alors que par cette formule, non seulement, il est au cœur du royaume du populisme, mais pire encore il salit l’ensemble des élus et tout particulièrement l’ensemble des élus de la majorité.

Je ne peux imaginer que cela soit volontaire? Ce qui est certain c’est que cette affirmation nous fait quitter la question des indemnités pour un autre environnement qui doit être précisé. Sauf, si Monsieur Philippe CARO est en capacité de préciser sa pensée et de remplacer le mot « certains » en nommant chacun et chacune des personnes qu’il visait à travers ces propos inqualifiables ?

Il poursuivra ses propos absurdes en empruntant une citation du Grand Nelson Mandela :

« L’histoire ne cesse jamais de jouer des tours, même aux héros de la liberté les plus célèbres et les plus aguerris. Souvent, les révolutionnaires d’autrefois ont succombé à l’appât du gain, et se sont laissé prendre à la tentation de confisquer les ressources publiques pour leur enrichissement personnel. En amassant de vastes fortunes personnelles, et en trahissant les nobles objectifs qui les avaient rendus célèbres, ils abandonnaient de fait les masses populaires et se rapprochaient des anciens oppresseurs, qui s’enrichissaient en spoliant sans pitié les plus pauvres parmi les plus pauvres. »

On ne peut citer ce type de citation dans un contexte qui est le nôtre sans prendre le temps de préciser certains points. Je vous propose de faire préciser à Philippe CARO s’il en a le courage les points suivants :

• qui sont ces héros, les célèbres, les aguerris, dans cette assemblée?
• qui sont ces révolutionnaires, dans cette assemblée?
• qui dans les élus ici ont succombé à lapât du gain ? Monsieur CARO ?

STOP OU ENCORE ?
• quels sont les élus qui ont confisqué les ressources publiques pour leur enrichissement personnel ? Monsieur CARO
• qui dans les élus ont amassé de vastes fortunes personnelles en trahissant les masses populaires?
STOP OU ENCORE ?
• qui dans les élus ici se rapprochent des oppresseurs ?
• qui sont ces oppresseurs ?
• qui dans les élus de cette majorité s’enrichit en spoliant sans pitié les plus pauvres parmi les pauvres ?

La langue Française est riche dans ses mots. Nous avons tous fait l’école de la République et les mots ont un sens, plus encore lorsque cela sort de la bouche d’un élu de gauche de surcroît appartenant à la majorité municipale. J’aurai préféré que les propos inqualifiables de Philippe CARO, au nom d’une certaine idée de la liberté d’expression, soient lus par l’opposition municipale. Cela aurait été tout aussi scandaleux mais l’éthique aurait, à minima été respectée, lors que l’on appartient à une équipe.

Cette majorité qui porte au quotidien des projets majeurs pour les habitants, qui met en œuvre de manière solidaire avec parfois quelques divergences mais dans le respect, la volonté de faire avancer notre ville et ses habitants. C’est cela qu’attendent les habitants de l’action politique, agir dans le droit, dans le respect et dans leur intérêt. En aucun, ils nous demandent de les infantiliser.

Qui d’entre nous ici peut rester insensible à ces propos immoraux sans réagir ? Personne ? C’est le sens de mes propos actuels qui sonnent comme un avertissement ultime devant les propos d’un collègue de la majorité. Pour indiquer clairement et fermement, que je ne suis pas candidat à me laisser insulter en empruntant le mot « certains » par qui que ce soit ni dans cette assemblée, ni ailleurs. Si les lois de la République ne sont pas bonnes, alors combattons-les collectivement et changeons-les. Si les propositions faites en matière de répartition des indemnités ne sont pas bonnes, ayons une majorité pour décider d’autres propositions !

Une chose est claire c’est la dernière fois que je serai disposé à entendre ce type de message, sauf à ce que leur auteur précise de manière claire à qui, il est destiné ?
Et les encouragements isolés à l’endroit de celui qui aurait souhaité être qualifié de héros, ne le seront justes qu’à l’égard apprenti héros de quelques heures. Ces soutiens isolés et minoritaires n’y changeront rien devant l’avalanche de soutiens soulevés contre ces propos indignes.

Poursuivons notre traversée du royaume du populisme et de la démagogie avec Corentin Duprey et son AU REVOIR Giscardien !

Je vous épargne l’intégralité de son intervention.
Le conseiller municipal d’opposition, met en avant dans une mise en scène digne des grands acteurs, ses arguments :

• Indécence de la proposition, immorale, passage en catimini,
• dans aucune autre ville on observe ce type d’augmentation, des écarts dans les indemnités de 1 à 5,
• c’est juste incompréhensible, le cas particulier de la ville de Montreuil est choisi pour mettre en exergue l’inconstance de la proposition de répartition, venant des bancs de la majorité ; tant d’autres affirmations qui n’engagent que leur auteur.
Un petit voyage dans l’univers de la loupe, permettra de mieux comprendre cette mise en scène.
• Premièrement la notion de « En catimini » : Il est important à cette étape de mon propos de préciser aux habitants, que tous les rapports qui sont présentés en conseil municipal, passent avant, dans le cadre d’une instance que l’on nomme la conférence des présidents, où l’opposition est représentée. Le maire qui préside cette instance présente l’ordre du jour prévu.
– 1er mensonge de l’opposition socialiste, qui fait mine de découvrir l’ordre du jour et le classement des rapports !
• Deuxièmement, un compte rendu est fait de ces échanges. Sauf erreur de ma part je n’ai pas souvenir d’un compte rendu portant sur une demande de l’opposition socialiste de voir le point portant sur les indemnités remonter les dossiers à traiter en début de séance ? Nouveau mensonge. Au pire vous êtes complices, mais en aucun cas vous ne pouvez, vous prévaloir d’une action de courage sur ce point.
• troisième mensonge donner le sentiment que tout avait été mis en œuvre par la majorité pour faire durer la séance de juin 2015 jusqu’à 4 heures du matin ! C’est juste absurde et immorale.

En réalité, la seule question qui peut être posée à cette étape, c’est pourquoi ne pas avoir proposé Monsieur Corentin Duprey de faire remonter le rapport et pourquoi avoir fait semblant de découvrir l’ordre de passage alors que vous le connaissiez depuis plusieurs jours ? Pour quelle finalité réelle vous agissez?

Pour l’ensemble de ces raisons : pas de leçons à recevoir, de vous. En revanche : 

• Ce qui est immoral c’est de manier l’obstruction pour tromper l’opinion publique, insuffisamment informée sur le sujet,
• Ce qui est indécent c’est de donner le sentiment de découvrir, alors que l’on est parfaitement informé,
• Ce qui est indigne c’est d’utiliser des verbes d’action, alors que vous êtes ancrés par vos propos, dans l’industrie de l’immobilisme, du mensonge et que vous déformez les informations pour tenter de tromper l’opinion publique,
• Ce qui est indigne c’est qu’avec votre intervention et celle de Philippe CARO, vous indiquez clairement qu’il eu été préférable dés juin 2014, de cumuler l’intégralité des indemnités prévues par les textes ici et ailleurs. Chose que nous nous sommes refusés à faire,
• Ce qui aurait été immoral eût été de cumuler l’ensemble des indemnités légales au niveau de la ville et au niveau du conseil départemental, comme certaines communes de gauche à majorité socialiste, mais aussi de droite le font pour éviter d’avoir à faire des ajustements en cours de mandat et donner une occasion à l’opposition de s’offusquer et de pratiquer le discours populiste que l’on observe ici ou là. Nous avons fait le choix de la transparence en revenant devant les instances publiques pour une totale information des habitants,
• Est-ce que Monsieur Duprey peut ici nous indiquer comment cela se passe dans les conseils municipaux à majorité socialiste ?
• Peut-il nous indiquer quelle a été sa contribution pour réduire dans sa propre famille politique ces écarts qui existent et parfois sont plus importants ?
• Est-ce, parce que ce qu’il qualifie aujourd’hui d’immoral, d’indécent, indigne, inopportun ne l’était pas en 2014 ?
• Est-ce, parce que cela reviendrait à dire que les lois de la République sont immorales, indécentes, indignes ?
• Les notions d’indignité, d’immoralité, sont à géométrie variable en fonction de qui, il s’agit ? Quelle cohérence dans vos propos ?

Voulez vous que je vous rappelle les indemnités de vos amis politiques, car j’ai l’impression que depuis Avril 2014, vous êtes frappés d’amnésie :

Alors appréciez :
– GC : 7938 euros
– MF : 8231 euros
– GR: 9761 euros
STOP OU ENCORE !
– MP : 9857 euros
– PP : 8647 euros
STOP OU ENCORE !
– DA : 9857 euros
– MH : 9857 euros

On pourrait y rajouter ST, CB, ou encore lister le nombre de vos amis mis en examen pour des affaires sérieuses. Pour lesquels vous êtes restés bien silencieux. Donc pas de leçons à recevoir de vous !

• Où étiez-vous pour dénoncer le niveau de ces indemnités ?
• Elles ne sont pas indignes, indécentes, lorsqu’il s’agit de vos amis ?
• Certainement que pour eux les lois de la République sont applicables ? Et qu’ils les méritent ?
• Pouvez-vous expliquer à l’assemblée votre notion de l’équité et votre appréciation des textes de la république, s’agissant des indemnités des élus ?
• Y a-t-il un caractère discriminant dans l’attribution de ces indemnités en fonction de qui on est et à qui on ressemble au sein de votre parti ?
• Où étiez-vous pour vous opposer à la loi qui a été présentée par Philippe DOUCET Député du Val d’Oise portant sur la prise en charge des indemnités des élus de la Région Ile France de 6 à 12 mois après une défaite à une élection ? Cette loi sera mise en application dés le 1er janvier 2016. Où étiez-vous pour vous y opposer Monsieur le donneur de leçon à géométrie variable?

Et vous osez poster juste après la séance du 26 juin 2015 ce post sur votre page :

« Sortie de conseil municipal à plus de 4h du matin après 9h de débat. Lors de l’examen de la dernière délibération qui prévoyait une augmentation très conséquente des indemnités allouées aux adjoints, les élus socialistes, après avoir fait part de leur profonde désapprobation, ont quitté collectivement la salle et laissé la majorité sans quorum pour faire voter cette augmentation indécente. Le passage en catimini d’une décision mal assumée par beaucoup et contestée par certains des élus Front de Gauche et EELV s’est retourné contre le Maire et sa plus proche équipe qui se seraient bien passé de pareille publicité. Rendez-vous en septembre donc pour un vrai débat de fond sur la question »

Vous poursuivez votre logique absurde avec le post de votre collègue Aurelie ALBOT conseillère municipale socialiste, qui a brillé par son absence lors de votre intronisation, mais qui est restée très active derrière son écran sur sa page facebook. Quelle marque de courage ? Je cite :

« Hier au conseil Municipal de Saint-Denis : alors que la majorité municipale (Front de Gauche et verts) avait souhaité voter en catimini à 4 heures du matin la hausse des indemnités pour deux élus Bally Bagayoko et Florence Haye, le refus des élus socialiste de participer au vote et le manque de présence des élus de la majorité n’a pas permis de soumettre au vote la délibération faute de quorum ( il fallait 28 élus présents. La majorité devra ainsi assumer le débat lors du prochain conseil ……. »

Je dois vous avouer que je préfère qu’avec l’absence de quorum ce soit les indemnités des élus qui n’aient pu être votées en juin dernier, plutôt que le versement des subventions aux associations, la généralisation de l’accueil du matin, le lancement de travaux dans les écoles, la construction d’écoles, l’adoption d’un vœu dénonçant les conditions inégalitaires dans lesquelles l’Etat impose de préparer le Contrat ville ; plutôt que de créer 7 Conseils citoyens dans les quartiers ; de renouveler le Conseil consultatif des citoyens étrangers ; de voter une décision budgétaire modificative pour affecter de nouvelles sommes à des actions de la ville ; d’adopter la vidéo-protection ; d’adopter un dispositif « engagement étudiant solidaire » ; d’adopter le Plan d’action Climat énergie de la ville ; de voter de nouvelles subventions à des associations ; et tant d’autres décisions importantes pour les habitants …… Car pour moi c’est cela qui aurait été immoral et indécent, si le quorum n’avait pas été atteint.

Je vois déjà votre discours, si cela avait été le cas « Ces élus ont préféré prioriser le vote de leurs indemnités plutôt que ………… ».N’est ce pas Monsieur Corentin DUPREY et Madame Aurélie ALBOT ?

En réalité quel est le problème : celui du niveau des indemnités ou les personnes qui se cachent derrière ces indemnités ? Au moment où je parle je suis un adjoint au maire avec une indemnité de 1283 euros brut, cela ne vous a pas échappé ?

Dans tout acte, il y a un objectif recherché et très souvent le premier objectif que l’on vous montre est très souvent le mauvais ? Comme le magicien qui concentre votre attention sur la main gauche, pour vous surprendre avec sa main droite. C’est finalement une marque de fabrique du parti socialisme y compris en haut lieu de la nation ?

J’en arrive désormais à la raison principale qui m’a déterminé à intervenir ce soir :
Petite précision avant : je fais une nette différence entre les habitants, les militants socialistes, les militants de gauche et les xénophobes et racistes par leur propos :

• Escroquerie, immorale, vol de l’argent public, tous pourris, honteux, indigne, illégale, injuste, consternation, des voleurs,
• Ces élus ne méritent pas d’avoir une indemnité,
• prime à la défaite, arrangement entre partis,
• ce sont tous des merdes,

Lorsque les chiens enragés sont lâchés, il ne faut pas s’étonner que l’on prenne le chemin d’une période que je pensai révolue avec les posts qui ont suivis suite à ceux de Madame Aurélie ALBOT et Corentin Duprey :

• « Bally Bagayoko, il n’y a qu’à Saint-Denis qu’un noir peut être élu,…..
• Ce pays n’est pas le tien, casse toi-delà…..
• C’est un nègre de maison, je n’aime pas ce genre de nègre,…..
• Ce genre de négro sert de serpiere,….
• un négro tocard exploité par les cocos et la cible du PS qui veulent l’anéantir,
• Retourne dans ton bled et on verra si tu auras ces indemnités,
• Je ne supporte pas ce genre de négro, imbécile,….
• Comportement de négro soumis/corrompu »

La liste est longue et chacun et chacune pourront remercier le fruit du post de Corentin Duprey et Aurélie ALBOT, que je remercie d’avoir permis de faire avancer et élever le débat sur la question des indemnités des élus et du statut de l’élu… Un grand nombre d’habitant a compris l’essentiel dans ce débat, qui en réalité n’en est pas un. En définitive, il ne s’agissait surtout pas des indemnités, mais bel et bien d’un prétexte pour un motif peu avouable qui ne grandit pas leurs auteurs.

Aucun des socialistes présents dans cette assemblée, ayant observé derrière leurs écrans les avalanches d’insultes, ne se sont manifestées pour bannir ces propos condamnables pour ne pas dire raciste. Est-ce parce qu’il les partage ? Chacun dira qu’il ne les a pas vus ni entendus? Quel courage? En politique, il faut savoir tout assumer ? N’est ce pas…..

En entrant en politique, je n’ai pas pris l’option : droit à l’insulte et aux propos racistes à volonté. C’est justement pour tenter d’éviter ce type de jugement, de démagogie que les textes de la République existent? A moins que Bally Bagayoko ne relève pas des lois et des textes de la République ? Dans une autre période que je pensais révolue, l’on m’aurait fait monter sur une estrade, nu, pour vérifier ma dentition, ma musculature, ma santé, afin que les nobles apprécient ma valeur financière ? C’est pour cela que les textes de la République restent des remparts ?

Comme j’ai eu l’occasion de l’écrire sur les réseaux, aucune de ces insultes ne resteront lettre morte. Ceux qui ont un problème avec les lois et textes de la République devront répondre de leur responsabilité devant les mêmes textes.

En conclusion, je préfère le débat ouvert en toute transparence au lieu de faire prospérer l’industrie de l’insinuation et de la rumeur, avec une volonté : lyncher une personne, la salir car politiquement vous n’y arrivez pas ?

Une autre citation du Grand Nelson Mandela qui nous a quitté à l’âge de ses 95 années, sans pouvoir l’égaler, tentons à minima d’en être digne :

TyH08lCxyVTybD659nW19aslVx4Bally BAGAYOKO

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