À travers cette exposition, c’est toute une histoire de notre territoire qui s’est racontée en images.
Depuis 1990, l’aventure d’OSCURA, née sur le parvis de la Basilique de Saint-Denis, à Franc-Moisin et dans le quartier de La Plaine, n’a cessé de créer des passerelles entre les habitants, les générations et les territoires. Ces allers-retours entre ici et ailleurs racontent des parcours, des mémoires et des histoires qui font la richesse humaine de Plaine Commune.
Cette exposition a aussi été l’occasion de rappeler l’importance de changer le regard porté sur nos villes et leurs habitants. Face aux représentations réductrices et aux stigmates, la photographie donne à voir une autre réalité : celle d’un territoire populaire, vivant, divers, culturellement riche et profondément tourné vers l’avenir.
Le choix de l’Humathèque et du Campus Condorcet a donné une résonance particulière à cette démarche. Il illustre ce que nous voulons construire à Plaine Commune : des liens toujours plus forts entre culture, recherche, enseignement, mémoire et habitants. Nos grandes institutions universitaires et scientifiques doivent être pleinement avec le territoire et contribuer à son rayonnement.
Alors que Saint-Denis et Pierrefitte-sur-Seine écrivent ensemble une nouvelle page de leur histoire, cette exposition nous rappelle une conviction essentielle : transformer notre territoire ne signifie pas effacer sa mémoire. Au contraire, regarder d’où nous venons, préserver les traces et transmettre les histoires nous permet de mieux construire l’avenir.
Merci à OSCURA, à Jean-Michel Galley, Pierre Quay-Thevenon, à l’EPCC, au Campus Condorcet et à l’Humathèque pour cette belle rencontre entre photographie, mémoire et territoire.
Regarder nos sources, c’est aussi regarder l’avenir que nous voulons construire ensemble.


