S PETIT NICO UN ENFANT DE SAINT-DENIS AU GRAND TALENT, VU PAR LA PLUME DE BENOIT LAGARIGUE Journaliste au JSD

S PETIT NICO UN ENFANT DE SAINT-DENIS AU GRAND TALENT, VU PAR LA PLUME DE BENOIT LAGARIGUE Journaliste au JSD

Je me réjouis de voir que le JSD a consacré un portrait de cet enfant de Saint-Denis discret et qui reste un ami au grand cœur. Encore merci à toi S Petit Nico, ou encore Nico pour ta simplicité, ton talent, ta disponibilité, ta contribution importante dans l’émergence et la réussite de nombreux artistes, comme notre ami en commun Fabien, ou encore Kery. Je te souhaite une pleine réussite dans ta nouvelle aventure, qui j’en suis certain sera couronnée de succès…A quand la dédicace?… Bally BAGAYOKO

Nicolas Séguy /
S Petit Nico a grandi

Ce jeune pianiste – et chanteur – a débuté avec Grand Corps Malade. Aujourd’hui il a abandonné son pseudo et signe sous son vrai patronyme un dernier album qu’il viendra défendre à la Ligne 13.

Équilibre instable. Le titre de son dernier album, en même temps que celui de son ultime morceau, donne un assez bon éclairage sur ce qu’il vit, aujourd’hui. On l’avait connu voici quelques années, alors sous le nom de S Petit Nico, comme complice de Grand Corps Malade sur le premier album de celui-ci, Midi 20, puis à l’occasion de la sortie de son premier opus personnel, en 2011. Aujourd’hui, il est Nicolas Séguy. « Ce nom me correspond mieux, car c’est le mien », dit-il sobrement. Né en Seine-et-Marne dans une famille aux sens artistiques prononcés, il débute au piano dès l’âge de 6 ans. Puis, alors collégien, il découvre le rap. C’est à cette période qu’il commence à écrire, qu’il fait ses premières scènes et monte ses premiers groupes. Après avoir obtenu un BTS des métiers du son, il multiplie les rencontres et les projets. « J’ai travaillé avec une compagnie de théâtre, une réalisatrice de films et, surtout, de nombreux musiciens et slameurs. »

Un soir, dans un café du quai de Valmy, à Paris, il entend la voix de Grand Corps Malade. C’est le début d’une belle rencontre, avec Jacky Ido et d’autres comme Ami Karim, Rouda et consorts. Ce sont eux qui le convient aux slam session du Café culturel à Saint-Denis, où il habite désormais, depuis 2004. Le point d’orgue de cette collaboration fut bien sûr Midi 20 et la longue tournée qui suivit, avec Nicolas (pardon, S Petit Nico à l’époque !) comme pianiste de Grand Corps Malade. « C’est là que j’ai vraiment appris le métier », dit-il aujourd’hui. Il est également le pianiste de Kery James, qu’il accompagne fréquemment.

« Cet album est celui où je reviens à moi, celui qui me ressemble le plus »

Aujourd’hui, à 33 ans, Nicolas a la conviction que sa place est bien là, dans la musique, qu’il y construit quelque chose de cohérent, en accord avec lui-même. « Faire de la musique est très engageant. Chanter est pour moi très personnel. Et cet album, tout juste sorti, est celui où je reviens à moi, celui qui me ressemble le plus », confie-t-il. Ce qui à ses yeux ne signifie nullement être replié sur soi, ou solitaire. Il est, comme l’ensemble de ses projets, le fruit de belles collaborations, dont celles des toujours fidèles Grand Corps Malade et Kery James qui cosignent avec lui chacun un titre de l’album, Avant pour le premier et Ma Musique pour le second, et de ses musiciens complices de l’aventure, le batteur Pierre Caillot et le contrebassiste Étienne Charbonnier.

Cet Équilibre instable est, assurément de la belle ouvrage. Il alterne moments tendres et vigoureux, hommages aux siens (l’émouvant Papi, Ce que je te dois, Mélodie parfaite…) et propos plus engagés (Ressens, Terroriste…) avec, au mitan de l’album, un beau solo au piano (1927). Il va maintenant le défendre sur scène, notamment à Saint-Denis à la Ligne 13 le 27 mai prochain. « Cet album est pour moi une première étape vers encore plus de collaborations », assure-t-il. Épanoui, dans son art comme dans la vie, avec sa femme et ses deux fils, heureux de vivre à Saint-Denis, « cette ville pas riche mais où la vie culturelle est importante », Nicolas Séguy poursuit sa route, ayant conscience d’avoir eu le privilège de la choisir. Toujours en équilibre. Instable ?

Benoît Lagarrigue

Source :

S PETIT NICO VU PAR LE JSD

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