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Trump, le Venezuela et Maduro : le piétinement du droit international au nom de la force !

Je lis les mots du président français et j’ai l’impression d’halluciner. Comme si le langage s’était vidé de son sens, comme si la diplomatie n’était plus qu’un réflexe conditionné face à la puissance américaine. La France, pays qui se réclame du droit, de la souveraineté des peuples et du multilatéralisme, s’aligne sans trembler devant la démonstration brute de la force.

Qu’on ne se méprenne pas : il ne s’agit pas ici de défendre le régime de Nicolás Maduro, ni de nier ses dérives autoritaires. La question est ailleurs, bien plus fondamentale. Elle concerne le droit international — ou plutôt ce qu’il en reste lorsque la loi du plus fort s’impose sans masque. Bombarder, enlever un chef d’État, décider seul du sort d’un pays : ces actes constituent des violations claires des principes que les grandes puissances prétendent pourtant incarner.

Car derrière le discours officiel se cachent des intérêts bien concrets. Le Venezuela possède les plus grandes réserves de pétrole au monde. L’enjeu n’est pas la démocratie, mais l’accès aux ressources, l’enrichissement, le contrôle énergétique. Et le Venezuela n’est qu’une pièce d’un ensemble plus vaste : le canal de Panama et sa position stratégique, la Colombie comme pivot militaire régional, Cuba qu’il faudrait définitivement soumettre, et même le Groenland, convoité ouvertement pour ses ressources et sa position géopolitique. Rien n’est dissimulé. Tout est assumé.

Ce qui se joue ici, c’est une logique impérialiste et expansionniste redevenue décomplexée. Une vision du monde où certaines puissances s’arrogent le droit d’intervenir partout, au mépris des frontières, des peuples et des règles communes. Trump ne théorise pas : il agit. Son ingérence est manifeste, brutale, revendiquée.

Il est impossible de comprendre cette séquence sans revenir à la doctrine Monroe. Formulée au XIXᵉ siècle pour repousser les ingérences européennes, elle est aujourd’hui détournée à des fins impérialistes : l’Amérique latine comme arrière-cour, zone d’exploitation et de domination exclusive. Ce n’est plus une doctrine de protection, mais un permis d’agir sans limite.

Ce détournement révèle une vérité glaçante : le droit international est devenu un souvenir. Un mot que l’on invoque dans les discours, mais qui n’a plus de réalité concrète face à la puissance militaire et économique des États-Unis. Les mécanismes juridiques existent, mais ils sont inopérants lorsqu’ils se heurtent à l’hégémonie américaine.

C’est précisément pour cela que la position de la France est si choquante. Un pays qui renonce à défendre le droit lorsqu’il est frontalement piétiné renonce à sa propre crédibilité. S’aligner, se taire ou justifier, ce n’est pas du réalisme diplomatique : c’est accepter un monde où la force remplace la loi.

Et dans ce monde-là, personne n’est à l’abri.

Le 3 janvier 2026

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