Les sapeurs-pompiers sont une force essentielle de notre service public. Chaque jour, partout en France, ils interviennent pour secourir, protéger et sauver des vies, souvent dans des conditions particulièrement difficiles.
L’été 2026 l’a une nouvelle fois démontré. Alors que notre pays a été confronté à des épisodes de canicule et à des incendies particulièrement importants, les sapeurs-pompiers ont été en première ligne. Le gouvernement lui-même a salué leur mobilisation exceptionnelle face à une saison des feux débutée particulièrement tôt. Près de 7 000 départs de feu avaient notamment été recensés au début du mois de juillet.
Et pourtant, dans le même temps, les pompiers alertent sur leurs conditions de travail, leurs effectifs et leurs moyens. Les syndicats réclament notamment 21 000 recrutements supplémentaires de sapeurs-pompiers professionnels, alors que le nombre d’interventions a augmenté de plus de 30 % depuis 2002 et que 87 % des missions concernent désormais le secours d’urgence aux personnes.
Leurs revendications sont claires : un financement pérenne des Services départementaux d’incendie et de secours (SDIS), des effectifs adaptés, la protection de la santé des personnels, la reconnaissance de leur exposition aux produits toxiques et cancérogènes, la prise en compte de l’usure physique et psychologique et une véritable réforme de leur filière professionnelle.
Le paradoxe est évident : on demande toujours davantage aux pompiers tout en leur demandant de faire plus avec des moyens contraints.
Cette contradiction est d’autant plus préoccupante que le gouvernement a annoncé pour 2027 un effort budgétaire d’environ 54 milliards d’euros. Les collectivités locales sont elles aussi appelées à contribuer à cet effort, alors qu’elles jouent un rôle majeur dans le financement des SDIS. Les Services départementaux d’incendie et de secours disposent de plus de 6 milliards d’euros de budget, dont plus de 5 milliards sont financés par les collectivités territoriales.
On ne peut pas, d’un côté, saluer l’engagement exceptionnel de nos pompiers face aux canicules, aux incendies et à l’augmentation des risques climatiques et, de l’autre, accepter des politiques budgétaires qui risquent de peser sur les moyens dont disposent les services publics et les collectivités pour répondre à ces défis.
À Saint-Denis et Pierrefitte-sur-Seine, nous avons une raison supplémentaire d’être aux côtés de nos sapeurs-pompiers. Ils assurent chaque jour la protection de nos habitants et incarnent un service public de proximité indispensable.
LES DATES DE LA MOBILISATION À RETENIR :
27 et 28 septembre : rassemblement national des personnels des SDIS à Paris.
29 septembre : mobilisation et convergence avec les agents de la Fonction publique.
20 octobre : nouvelle échéance de mobilisation, notamment en lien avec l’examen du budget 2027.
Soutenir les pompiers, ce n’est pas seulement saluer leur courage lorsqu’une catastrophe survient. C’est leur donner les moyens d’agir avant, pendant et après les crises.
C’est défendre des effectifs suffisants, des équipements adaptés, des conditions de travail dignes et un financement à la hauteur des missions qui leur sont confiées.
À Saint-Denis comme à Pierrefitte-sur-Seine, soyons aux côtés de nos pompiers et soutenons leur mobilisation.
Des moyens pour les secours.
Des effectifs pour protéger.
Des droits pour celles et ceux qui nous protègent.


