En portant plainte contre l’État, Alliance Police nationale dénonce des consignes contradictoires. Mais cette démarche risque aussi d’alimenter l’escalade sécuritaire, au détriment de la jeunesse.
Au 14 octobre, le bilan communiqué par le Premier ministre fait état de 248 élèves blessés, de 937 policiers et gendarmes blessés et de 149 personnels de l’Éducation nationale blessés depuis le début du mouvement. Près de 8 000 gardes à vue auraient également été recensées, dont une très grande majorité concernerait des mineurs.
Comment justifier un nouveau durcissement quand la priorité devrait être de protéger les jeunes et de prévenir un drame irréversible ?
Cette plainte ne prouve pas qu’une infraction a été commise, mais elle ne suffit pas non plus à exclure toute responsabilité. Elle ne doit pas servir de prétexte à une intensification de la répression. Les blessures, notamment celles des mineurs, imposent de questionner les méthodes de maintien de l’ordre et les responsabilités politiques.
Nous refusons que des adolescents paient de leur intégrité physique, voire de leur vie, le prix d’une politique du tout-sécuritaire.
La responsabilité politique exige la désescalade, la protection des lycéens et le respect du droit de manifester. Pas davantage de matraques, de grenades et de blessés. La jeunesse doit être entendue, pas réprimée !


