[# Mise en garde sur la situation de Sonia Nour : j’ai eu l’occasion de donner ma position qui se trouve en désaccord avec l’opération de destruction massive humaine et psychologique qui a été cultivée à l’encontre de Sonia Nour, après l’usage du mot martyr dans un contexte malheureux. Pour lequel elle a eu l’occasion d’expliquer sa pensée et présenter ses excuses. Bally BAGAYOKO]

[# Mise en garde sur la situation de Sonia Nour : j’ai eu l’occasion de donner ma position qui se trouve en désaccord avec l’opération de destruction massive humaine et psychologique qui a été cultivée à l’encontre de Sonia Nour, après l’usage du mot martyr dans un contexte malheureux. Pour lequel elle a eu l’occasion d’expliquer sa pensée et présenter ses excuses. J’ai eu l’occasion d’avoir mon ami Gilles Poux pour lui signifier ce désaccord et le rôle qui l’a malheureusement joué peut être à l’insu de son plein gré contre Sonia. Et mon le souhait le plus profond de le voir revenir devant sa décision qui est injuste sur le fond tant les propos tenus n’engagent en rien sa ville, encore moins sa personne.

J’ai eu l’occasion d’avoir un échange avec Sonia qui est définitivement meurtrie par cette chasse à la femme et tout ce qu’elle représente. Force et courage à elle car en aucun il ne s’agissant de minimiser les actes scandaleux commis, ni de nier la douleur des familles pour lesquels j’exprime une nouvelle pensée. Néanmoins la recherche d’explications d’une pensée est un processus nécessaire pour construire du commun.

Les insultes, menaces, n’ont jamais été des éléments permettant de rechercher la pensée et le sens des mots utilisés. En cela je relaie le message de Sonia Nour qui est une invitation à la réflexion collective. Honneur à Voltaire s’il est attesté qu’il a tenu cette citation qui transpire alors la vérité dès lors que la pensée n’est pas contraire aux moeurs. Si Voltaire n’en est pas l’auteur, alors je la fait mienne. J’espère avec force que la loi rétablira la vérité et rétablira Sonia Nour dans ses droits. Bally BAGAYOKO]

Message de Sonia Nour

« Elle n’a que ce qu’elle mérite ».
« On a le droit de penser que les choix de mes mots ne sont pas adéquates, que je suis trop virulente, que j’ai un goût trop prononcé pour la controverse….mais dans une démocratie ne pouvons-nous pas en débattre ? Cela mérite t-il le lynchage public et la délation ? Dans ce qui m’est arrivée, ce qui a été important, ce n’est pas ce qui a été dit objectivement mais qui l’a dit et quelle est ma place/condition dans la société ( femme racisée avec un nom arabo-musulman).

De par ma condition, force est de constater que je ne peux pas utiliser le mot « martyr » comme Alain Bertho ou bien Lacan quand il écrivait :  » le psychotique est un martyr de l’inconscient » ou quand il écrivait : « Il n’y a que les martyrs pour être sans pitié ni crainte et, croyez-moi, le jour du triomphe des martyrs, c’est l’incendie universel. »

Le sens de ce mot ne peut se déduire que de ma condition, il ne peut être que religieux et cela peut importe la polysémie du mot et le choix que j’en fais. Bourdieu l’expliquait très bien, le sens d’un mot ne vient pas du mot lui-même mais de celui qui l’emploie. Le langage est un outil et l’expression d’un rapport de force, les dominants pouvant être dans des écarts linguistiques qui seront valorisés (ex « bordel » pour Macron) et les dominés seront eux punis.

Suite à la mobilisation des fachos, je suis suspendue de mes fonctions sans salaire, je ne pourrais pas montrer mes revenus pour mon congé maternité, je vais devoir vivre ma grossesse et probablement la naissance de mon enfant sans un centime… »Elle n’a que ce qu’elle mérite ». J’ai vécu ces derniers jours une violence incroyable. Menaces de mort, de viols, cagnotte pour celui qui me fera avorter…et cette phrase obsédante « Elle n’a que ce qu’elle mérite ». Ce qui se joue dans cette société c’est l’Etat de droit qui s’éteint et la censure, la répression font rage. Ce qui m’arrive aujourd’hui vous arrivera peut être demain. Si on ne prend pas garde, c’est la démocratie qui s’éteindra sous une pluie d’applaudissements. »

Sonia Nour

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